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Ce fut un spectaculaire triomphe. Cent cinquante mille exemplaires vendus et une traduction en tchèque ! avec Sûreté Urbaine, couronné en 1986 par le Prix tant convoité du Quai des Orfèvres, Michel de Roy, du jour au lendemain, rentrait dans le cercle des auteurs importants de littérature policière. Depuis, plusieurs autres romans, des récits et des contes. Et un dernier opus, Crime assuré qui, par sa construction, son style, sa précision dans le vocabulaire et la description, l'étude psychologique des personnages, et, bien sûr, l'originalité d'une trame dont il est hors de question de dévoiler la chute, se place parmi les ouvrages les plus achevés du genre. Par goût et habitude professionnelle (il termine sa carrière à la brigade financière de Nîmes, Michel de Roy aime les intrigues et se plaît à les dénouer. Du Paris au printemps 1988 (quand le salon du Livre se tenait encore au Grand Palais) à la propriété d'Uzès où se déroule une grande partie de l'enquête, le roman, par son architecture et sa griffe, invite le lecteur à un voyage dans le connu et l'imprévu. Au départ, un crime. Evidemment. Et des personnages attachants ou sournois, irrésistiblement sympathiques ou singuliers. Il y a Maurel, l'adjudant-chef de la gendarmerie, et Rémi de Choli, chargé par la compagnie d'assurance qui l'emploie, de se renseigner avant l'établissement du chèque lié à un contrat sur la vie. Il y a Ludovic le journaliste et Thomas qui bricolait chez les époux Peissonnier, un cadavre et un veuf, des bistrots et des filatures, des attentes et des coups de téléphone donnés dans une cabine. Dans Crime assuré, il y a surtout des hommes qui cherchent à savoir ou à dissimuler, des regards qui se croisent et des complicités qui rapprochent, des repas partagés et des ombres qui se découpent. Sur les visages, les vêtements et les objets, Michel de Roy s'attarde. Il en scrute les rides ou les sourires, les couleurs qui changent et les formes qui se précisent. Avec un souci du détail de certains peintres, l'oeil presque cinématographique qui suit les expressions et les événements, il décrit et analyse, fixe comme sur un tableau l'embrasure d'une fenêtre ou le parcours de la mousse d'une bière sur un bock. Superbement".

Roland Massabuau. midi Libre


Michel de ROY Oscar Wilde




Oscar Wilde : - Echouer est contracter des habitudes.
Michel de ROY : - L'échec est l'aboutissement d'un acte dont il convient d'analyser l'éxécution afin de ne pas le reproduire. Je ne sais pas si échouer est contracter des habitude, mais il me semble que la répétition d'un échec, dans le mesure où elle résulte d'une cause différente de la précédente, doit servir d'exemple à ne pas renouveler. En ce sens, les échecs peuvent engendrer des habitudes, et même des habitudes pouvant conduire à la réussite.


Oscar Wilde : - Il est inutile de dire à quelqu'un une chose qu'il ne sent pas et ne peut pas comprendre.
Michel de ROY : - Je suis en partie d'accord avec cet aphorisme. Effectivement il est souvent utile de dire à quelqu'un une chose qu'il sent ou (et) qu'il peut comprendre". Mais je serais un peu plus nuancé quant à reconnaître de façon systématique l'inutilité de "dire à quelqu'un une chose qu'il ne sent pas et ne pas comprendre". Evidemment la présence de ces deux obstacles altère le discernement de la personne concernée, mais elle peut ne pas l'abolir obligatoirement. Elle implique alors le déploiement d'une force directement proportionnelle à celle opposée en résistance ; de telle sorte qu'il me semble qu'à l'égard d'une telle personne les efforts de conviction peuvent parfois ne pas être inutiles, ou en tout cas ne doivent certainement pas être énoncés ainsi avant tout essai. Un tel comportement serait réducteur pour les deux parties, imposant à l'une le silence et à l'autre l'immobilisme intellectuel.


Oscar Wilde : - La vie artistique est simplement le développement de notre personnalité.
Michel de ROY : - Si la vie artistique est simplement le développement de la personnalité, ne pourrait-on pas dire que son épanouissement est motivé par l'affirmation de la personnalité? Et dans ce cas ne pourrait-on pas supposer que l'aboutissement qui en résulte est favorisée par sa révélation?


Oscar Wilde : - Ceux dont l'unique désir est de se réaliser ne savent jamais où ils vont.
Michel de ROY : - Je dirais que s'ils connaissent la direction qu'ils doivent emprunter, et c'est indispensable à leur progression dans le bon sens, ils ne savent jamais "jusqu'où" ils leur faudra aller. S'ils le savaient, c'est parce qu'ils auraient eux-même fixé une limite à leur désir de réussite et ainsi muselé leur ambition en lui imposant une fin. Ils préfèrent ignorer cet élément limitatif, car en admettre l'esistence reviendrait à accorder par avance une certaine restriction à leur possibilité d'épanouissement.



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