Textesdechansons.com : LE
JOURNAL
Mensuel gratuit / N°1 / 21 novembre
2000
1) Éditorial
2 ) L'interview du mois : monsieur le
Ministre
3 )Actualité : Vivendi / Multimania / France
Telecom...
4) Le texte du mois : novembre, ça vous dit quoi ?
5 ) Les critiques
« éclairées »
6) Le mail du mois
1) Editorial
Le premier numéro d'un journal. C'est la première
fois que ça m'arrive !
Ni devis chez les imprimeurs ni anxiété d'équilibre
budgétaire. On entre dans l'ère du gratuit.
La gratuité en principe de base, pour animer
littérature et chanson de manière indépendante. Du côté des
créateurs.
Etre au départ d'une aventure et m'effacer... : le
programme.
Et comme ce premier numéro est prêt le 21 novembre,
je vous donne rendez-vous au 21 de chaque mois. Nous connaîtrons donc ensemble
les changements de saisons.
Ce journal, comme un journal papier, vous pouvez le
passer à vos proches... Finis photocopieuses et ciseaux, bonjour mails et couper
/ coller.
Jean-Luc Petit Ternoise
2 ) L'interview du mois
L'action se déroule... à la fête du Livre de Boé
(entre Cahors et Astaffort).
Entre voisins, on passe le temps, Jojo parle de
Voltaire, et moi, moi... je m'égare. Mais j'y reviendrai au Grand
Jacques.
Donc Henri Emmanuelli, monsieur le Ministre,
ex-Ministre, dédicace « Les citadelles Interdites ».
On demande souvent aux chanteurs et acteurs leur
avis sur tout, et même la politique... alors, pour le premier numéro du
journal... L'idée est née ainsi. Parfois des hasards... et il suffit de les voir
!
Textesdechansons.com : textesdechansons.com vous
connaissez
Henri Emmanuelli : Non
Ce qui me permet de lui présenter le site et l'idée
du journal.
T : Est-ce que vous avez déjà écrit des chansons
?
H E : Mon fils me dit que je suis nul en chansons.
Je retiens des airs de temps en temps mais je ne retiens jamais de qui
c'est
T : Si je vous dit « chanson », ça vous
fait penser à qui ?
H E : Je vais citer les anciens. Brel. Brassens.
Brassens pour les mélodies et Brel... Brel c'est le chef-d'oeuvre.
T : Chez les vivants ?
H E : Dans la voiture j'écoute Cabrel en boucle...
jusqu'à casser les nerfs du chauffeur.
T : Pas le dernier... si ?
H.E : J'aime moins le dernier, je trouve qu'il
intellectualise un peu trop.
T : La Corrida ?
H.E. : Non, ce que je préfère c'est ceux qu'en
concert le public chante avant. L'encre de tes yeux, Petite Marie... Cabrel,
c'est le Brel moderne
T : Il a un peu cherché à ce qu'on fasse le
rapprochement. Ajouter simplement K au nom d'une vedette pour se
lancer...
H.E : Ah j'y avais jamais pensé...
Entre voisins, on rit. Et certains, qui observent
forcément la scène, c'est un événement de recevoir une notoriété, doivent se
demander ce qu'une figure emblématique de la politique et « un
artiste » peuvent se raconter...
T : Que vous a appris la politique, pas la
politique dans le sens noble du terme, mais au quotidien ?
H.E : La politique, c'est l'école de guerre des
relations humaines. Tout y est exacerbé, dans le bon comme dans le mauvais. On
sait jamais ce qui va se passer le lendemain...
T : Comme dans le monde de la chanson, prédominent
les rumeurs...
H.E : J'ai acheté mon quinzième château, je change
de maîtresse tous les quinze jours. Les rumeurs, oui, mais ça ne me concerne
pas.
T : Mais la rumeur peut détruire.
H.E : Si elle est fondée sur quelque chose mais si
elle n'est pas fondée, elle ne représente rien.
T : Pourtant les cas de rumeurs qui
détruisent...
H.E : C'est les faits qui détruisent. C'est quand
la rumeur s'appuie sur des faits, là oui, mais sinon...
T : Est-ce que vous vous définissez comme écrivain
?
H.E : J'ai écrit deux livres, un écrivain c'est
plus que ça, non ?... c'est une oeuvre
T : On vous a corrigé, vous avez eu des correcteurs
qui ont... revu ?
H.E : Corrigé oui, tout le monde est corrigé, les
fautes, quelques petites choses, mais pas de correcteurs.
T : Parce que quand on est connu, vous savez bien,
même Bernard Tapie et Claire Chazal sont « dans le
roman ».
H.E. : J'ai écrit un texte et je l'ai passé à un
ami correcteur qui l'a présenté de manière anonyme à deux lecteurs, le premier a
dit « y a un texte », l'autre « y a un texte mais encore
beaucoup de boulot ». Ce que je voulais surtout pas c'est qu'on se foute de
ma gueule après. Là les critiques... ça va.
T : Internet ?
H.E : A la maison y'a 7 micros. Et un peu tous les
fournisseurs d'accès. J'ai aussi un site, pour les affaires de l'Assemblée, sous
Multimania, Emmanuelli...
3 )Actualité
a) Vivendi + Canal+ +Seagram = Vivendi Universal,
leader mondial de la communication.
« Une union qui va vous permettre d'accéder à
tous les talents, sur tous les écrans de votre vie
quotidienne... »
Il faut bien comprendre, pour ces gestionnaires,
tous les talents de la musique étaient chez Seagram !
Entre ce mastodonte et l'autre (AOL and co), quelle
place trouveront les indépendants ?
Est-ce que les internautes seront curieux ou
prendront les « choix » du portail de référence ?...
Dernière nouvelle : en conflit avec mp3.com,
Vivendi a finalement trouvé un accord avec le site et va même... prendre une
participation au capital. Bonne ou mauvaise nouvelle ?
b) Multimania phagocyté par Lycos Europe, un
symbole de l'indépendance jette l'éponge... « pour exister au niveau
Européen... »
« Exister au niveau Européen... » nouveau
leitmotiv...
c) France Telecom baisse ses tarifs « appel
local » au 1er janvier 2001 :
les appels locaux de 2 à 8 minutes seront donc plus
chers !
France Telecom estime que cette baisse (pour une
minute ou + de huit, la facture sera allégée) va lui faire perdre 1,24 milliards
chaque année... ils faudrait les remercier, non ?... la hausse de l'abonnement,
effectuée dès le 14.19.2000 c'est environ 2 milliards annuels en plus dans leur
caisse...
C'était France Telecom, la leçon de communication
d'un opérateur qui veut exister... au niveau mondial.
d) Etats-Unis ? Quand les Etats-Unis nous
rappellent les lois du scrutin à deux tours : n'est pas toujours élu Président
le candidat obtenant le plus de suffrages. Les « cafouillages » ?
Entre « opposés à la démocratie », il en reste eh oui !, ils doivent
bien rire de ces Américains qui présentent leurs institutions en modèles aux
pays « en voie de développement ».
Un Président des Etats-Unis affaibli, l'Histoire
rappelle que ce n'est jamais bon pour le monde.
e) Les élections municipales approchent en France.
Le principe de précaution alimentaire est claironné en novembre 2000 dans
certaines mairies. Et à l'Elysée ! Rien de nouveau au sujet de « la vache
folle », seulement un cas déclaré médiatisé en France... et les deux
premières plaintes pour « empoisonnement ».
Pour qu'une réaction s'enorgueillisse du
qualificatif « principe de précaution », il est un peu tard... Le 1er
cas d'Encéphalite Spongiforme bovine (ESB) fut découvert en Grande-Bretagne en
1986. En 1996 on découvre que l'ESB peut se transmettre à l'homme sous la
variante « maladie de CREUTZFELD-JAKOB ».
En 1996, Jacques Chirac était déjà au sommet de
l'Etat, non ?... Et « son ami » Philippe Vasseur ne vaquait-il pas au
ministère de l'Agriculture ?...
Réagir en fanfare aujourd'hui, c'est « céder à
la panique faute d'avoir agit précédemment. Agir oui, en finir avec les
recyclages alimentaires des cadavres oui, mais surtout pas se donner bonne
conscience ainsi.
Du côté de la FNSEA (le puissant syndicat agricole,
chantre du productivisme), c'est « la crise de confiance des consommateurs
qu'il faut enrayer ». En résumé : oui à la suppression des farines
suspectes mais vite des subventions aux « indusgriculteurs. »
(industriels agriculteurs)
La course au productivisme continue donc, et ceux
qui se sont enrichis avec seront ceux qui « toucheront le plus »,
cette crise n'étant qu'un épiphénomène pour certains, l'essentiel demeurant
qu'un minimum de grosses exploitations produisent un maximum de denrées. On n'en
profitera même pas pour regarder du côté des « antibiotiques de
croissance », hormones, pesticides...
Malgré tout, ne tombons pas dans l'excès inverse du
dénigrement total, du « c'était mieux en 1900 ». Au début du siècle
mourraient, chaque année, en France (30 millions d'habitants), des dizaines de
milliers de personnes empoisonnées par l'alimentation. Désormais c'est une
centaine de personnes.
f) 24 millions de portables en France. Alors que
les Internautes réclament l'accès gratuit, le portable est... rentable. Et si le
principe de précaution était appliqué... pour la vache à lait des
Telecoms
4) Le texte du mois (j'attends vos
textes sur Décembre.)
La Fin des Chrysanthèmes
Des héritiers des héritières
La tête fière dans le cimetière
C'est la Toussaint ils viennent de
loin
Apporter leurs affreuses potées
La tradition des chrysanthèmes
Qui inventa ce stratagème
Pour leur donner bonne conscience
Aux coupables d'indifférence ?
C'est la fin des
chrysanthèmes
Aux ex-vivants pour dire je
t'aime
A la Toussaint c'est la
saison
Les framboisiers nous
taillerons
Le premier hiver du
calvaire
Nous planterons un framboisier
Et de l'été jusqu'aux gelées
Nous irons nous rassasier
Certains crieront sortilège
Diront c'est un sacrilège
que les racines puisent leur vigueur
Là où avant battait un coeur
C'est la fin des
chrysanthèmes
Aux ex-vivants pour dire je
t'aime
A la Toussaint c'est la
saison
Les framboisiers nous
taillerons
5 ) Les critiques
« éclairées »
Rien ce mois-ci ! Le mois prochain sûrement
!...
6) Le mail du mois
Le mail le plus stupide du mois provient d'un
auteur.
Il m'avait envoyé un texte en fichier joint, je lui
demande de me l'envoyer dans le corps de l'e-mail.
Je reçois le lendemain :
- si t'aimes pas les joints t'as rien à faire dans
la chanson
Ce fut notre dernier échange !
Il a bien mérité le titre de « crétin du
mois »
Le journal Textesdechansons.com / Mensuel gratuit / N°1 / 21
novembre 2000
Abonnement : textesdechansons.com
Ou sur l'ensemble des sites du réseau Ternoise
(dont lachansondumois.comou après quelques
«perturbations informatiques» l'ensemble des fonctionnalités sont maintenant
opérationnelles, dont la demande de coordonnées aux personnes qui ne les ont pas
fournies aux votes précédents, ceci afin de valider les votes... qui proviennent
déjà de onze pays)
ã Jean-Luc Petit Ternoise - Novembre 2000
Contact Postal : Jean-Luc Petit - BP 17 - 46800
Montcuq