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1) Éditorial : Inévitable ?
Je veux parler de certaines
réactions...
Dans leur immense majorité les
réactions témoignent de l’intérêt accordé à cette démarche mêlant imprégnation
culturelle, actualité, chanson et littérature ; des commentaires, des
questions, des critiques...
Mais comme pour tout « média
classique », amplifié par le relatif anonymat, la question sur
l’inévitable découle des conséquences d’un choix : ne pas réduire la pensée à la compréhension par le plus
petit téléspectateur commun, donc aborder internet comme mes
autres domaines de création, en considérant que tout ce qui est montré doit
répondre à des exigences littéraires, avoir l’ambition de faire réfléchir,
élever.
Elever, tirer vers
le haut, lecteurs, auditeurs, vers d’autres auteurs, philosophes,
aussi.
Que la littérature ait cette ambition
se comprend encore (parfois !...), qu’il en soit de même de la chanson me
place en opposition patente avec
« les rois du gnangnan »... Et
internet ?
Inévitable, dans cette perspective, les
insultes ?
Insultes témoignages de « l’air de
la bêtise » mais aussi de l’incompréhension des
propos...
Un écrivain qui « fait du
journalisme » s’expose à des réactions hostiles (alors qu’un journaliste
qui fait l’écrivain, nettement moins...) : ZOLA naturellement, aujourd’hui
PETER HANDKE...
Désormais, PAGE CONTACT, les messages
me seront envoyé uniquement si l’adresse e-mail est valide... des messages
« positifs » me sont aussi parvenus avec « adresse e-mail
invalide »... si vous êtes surpris(e) de ne pas avoir reçu de réponse, c’est
sûrement pour cette raison...
La vie du webzine, c’est aussi cela...
répercussion bien dérisoire face au champ des possibles ainsi
ouvert...
Bonnes réflexions,
Souvenez-vous, il a remporté le
concours lachansondumois.com
en novembre 2001 (en ce temps-là le site espérait produire un cd... ) :
Thierry BRENNER, 39
ans, auteur (de chansons) en action
Il a terminé l'écriture d'un album
pour Julie Avril (Variété française), un Cd single vient de sortir sur un de ses
thèmes fétiches, La danse des
nains de jardin, et il peaufine des textes pour un album ("Rideau") qui
sort en 2003
Le
webzine gratuit : - Ton quotidien ?
Thierry
BRENNER : - Ecrire et écrire encore des chansons
(plus de 1100 textes dont environ plus de 300
produites)
Mes journées
sont bien remplies :
Le matin, c'est
travail de paperasserie (bulletins de déclaration Sacem, réponse aux courriers
divers, entretiens téléphoniques, mails et petites annonces sur Internet,
maintenance du site, si nouveaux titres)
L'après-midi est
consacré à l'écriture soit en tant qu'auteur (Textes avant musique), soit en
tant que parolier (Textes sur musique)
Attention il y a
des jours où la page reste blanche (ça m'a inspiré un texte "Manque
d'inspiration) (rires)
- Tu as commencé
à écrire des chansons quand ?
- Ma date
d'entrée en tant qu'auteur à la Sacem, est 1985.
En fait, je me
suis lancé dans l'animation radio en 1983. Pendant 10 ans, j'ai donc appris tous
les trucs de l'animation (du journal d'infos en passant par les jeux, les
interviews et les émissions de variétés) . J'ai côtoyé beaucoup d'artistes en
promotion et un jour Greg Creantor m'a posé le défi de lui écrire une chanson ;
j'ai saisi la balle au bond, et voilà mon premier 45 tours pressé à titre
d'auteur du texte (3000 ventes) .
Mais si on
cherche bien, il faut remonter au lycée, en année de Terminale A5, où nous nous
amusions avec un copain, sur des musiques déjà existantes, à brosser de petits
portraits au vitriol de nos profs les plus marquants, ainsi que du proviseur et
du censeur....
Un jour même, on
décide de faire une parodie de "Chacun fait ce qu'il lui plaît" du groupe
Chagrin d'amour, pour déconner, mais il se trouve que la parodie fait son petit
effet :
Nous décidons de
prendre contact avec la radio locale (Radio Mulhouse Centre) et voici notre
petite parodie (enregistrée sur une cassette pourrie), propulsée à la tête du
hit-parade de la station...
- Plus de 1000
textes... ce chiffre, avec le recul, quelle impression
?
- On voit les
années passer à toute vitesse
C'est une
impression de grand vertige, du point Zéro à
l'infini
Comme Trenet, je
ne me vois pas prendre de retraite dans ce drôle de métier et si à 90 ans, je
pouvais encore surprendre par mes écrits, je serai le plus heureux des
hommes
- Sur 300 titres
"en diffusion", combien auto-production ? producteurs indépendants ? majors
?
- Aucun titre en
major, quelques 45 tours ont été distribués par Carrère et par la CFD (disparue
depuis)
Sans faire le
décompte exact, 200 sont des auto-productions d'artistes, 50 ont été travaillés
pour des producteurs indépendants, et 50 pour des maisons d'édition
régionales.
- Producteurs
indépendants c'est ?
- J'ai
énormément travaillé avec Titre A sur presque une bonne dizaine
d'années.
C'était un
travail au coup par coup, un peu un genre de free-lance, il manquait trois
titres sur un album, une chanson en anglais ou en italien sur un autre (je n'en
fais plus aujourd'hui, je me consacre à ma langue maternelle), une face B d'un
single, Titre A pouvait compter sur moi, à chaque fois, pour remplir ma fonction
d'auteur ou de parolier selon les cas.
Je n'avais pas
de véritable contact avec les artistes pour lesquels j'écrivais, et à la longue,
je me suis un peu lassé de cette forme de travail.
Néanmoins
avec Paul Glaeser et Frédérique
Zoltane, les responsables de Titre A, nous avons réussi à écrire (eux la
musique, moi les textes) une comédie musicale : "Van Gogh le Talent Insolent".
C'est quelque chose qui compte
dans la vie d'un artiste.
Aujourd'hui, nos
chemins musicaux divergent un peu, Titre A s'est tourné vers la chanson pour
enfants, en réussissant très bien dans ce domaine, et moi je reste toujours
aussi généraliste (j'écris dans tous les styles)
Récemment, on
vient d'écrire quelques titres dance, promis à un bel avenir, je
pense...
- 300 titres, combien de compositeurs ?
combien d'interprètes ?
- Une vingtaine
de compositeurs seulement (non pas que je refuse de nouvelles collaborations,
mais je suis très strict sur un point, je veux qu'ils soient membres de la
Sacem) N'oublions pas que l'écriture n'est pas mon passe-temps mais ma fonction.
Je ne peux plus
me permettre aujourd'hui de travailler avec des gens qui ne respectent pas les
règles (dépôt et enregistrement des oeuvres) car il faut que les autres artistes
sachent qu'une chanson ne rapporte des droits à ses ayant-droits que si toutes
les formalités ont été remplies.
Si un texte est
déposé et pas la musique (ou inversement), les droits sont bloqués et en attente
un certain laps de temps.
J'ai perdu des
sommes importantes dans le passé en travaillant avec des compositeurs qui se
foutaient du côté administratif des choses.
Les chansons
passaient en radio, en live et ne généraient aucun
droit.
- Tu travailles
avec d'autres auteurs ?
- Par la force
des choses, sur des albums de commande.
Mais je préfère
de loin travailler seul (difficile de faire cohabiter deux auteurs sur le même
texte, ils ont des vues différentes sur le sujet)
Et puis surtout,
j'ai appris à m'intéresser à la vie de l'artiste que je défendais.
Je pense que
c'est primordial pour saisir toute l'émotion
- Les étapes
essentielles ?
- Bizarrement le
1er CD en italien, intitulé "Povero Seduttore" avec en titre 2 : "Les fontaines
de Florence"
1er passage TV (si on met de côté mes
propres petites émissions promotionnelles de variété sur le câble, et une
participation en 1985 ou 1986 aux célèbres Jeux de 20 Heures en tant que
candidat), je l'ai fait sur France 2 un samedi vers 19H dans une émission de
Dechavannes "Télé Qua Non" , le 22 février 1997.
J'attendais que
le reportage parle un peu de ma fonction d'auteur, en fait ils n'ont que parlé
de moi en tant que présentateur d'émission de variété sur le câble
!
1er paiement
sacem, en 1985, avec 418 francs et 13 centimes (le début de la fortune)
(rires)
1er album 100%
moi : Septembre 1994 avec l'album de Marc Neville "Ultimes
confidences"
Je m'étais donné
à fond sur des textes comme "Il sort demain" (la réinsertion d'un prisonnier),
"Ma France à moi" (où je citais tout ce que m'évoquait la France sur le plan
géographie, histoire, littérature, Arts), "Le vieillard de Barbarie" (une
chanson française à l'ancienne sur le Paris début du siècle), "L'ouvreuse" (sur
les métiers de l'ombre du septième art) .
Bref 13 textes
très chanson française, ou ma plume vagabondait entre rire, réalité et drame .
Hélas l'interprétation n'était pas à la hauteur de mes espérances, et le disque
n'a guère trouvé son public.
Dommage car le contact était bon entre
l'artiste, le compositeur et l'auteur.
- La prochaine
étape essentielle ? (ce que tu attends donc !)
- Mon rêve : bosser avec des
grandes équipes (pourquoi pas Obispo, dont j'admire les mélodies), travailler
pour des labels ou des majors en recherche de chansons inédites pour artistes
signés...
Je suis à la
recherche d'une collaboration avec compositeur inspiré et équipé (home-studio,
studio) capable de produire bande son de qualité et chansons maquettées avec
voix témoin.
J'aimerais également travailler en étroite collaboration avec des
labels de production ou des éditeurs
sérieux
- Tu es en
travail actif avec combien d'interprètes, de compositeurs
?
- Une bonne
dizaine d'interprètes et quatre compositeurs (d'autres vont se rajouter en cours
d'année)
- Tes contacts,
rapports, avec "les stars de la chanson française" ?
- Je ne les
connais pas plus que ce que j'ai pu lire ou entendre sur eux
J'ai côtoyé
beaucoup d'artistes pendant mes années passées en FM, mais je n'écrivais pas
encore de façon professionnelle, Dommage !
Les contacter,
proposes des maquettes ? C'est toujours les mêmes plans, et à la fin, on finit
par se lasser d'envoyer des textes ou des maquettes aux majors ou aux attachés
de presse, censés leur faire passer le courrier.
Je connais bien
les lettres types de retour du style : « Monsieur après écoute, nous vous
retournons votre matériel ... » J'en ai toute une jolie collection, même en
anglais pour les bilingues (rires)
J'aime beaucoup
l'idée de développer un jeune artiste . Si un label sérieux et responsable est à
l'écoute de ces lignes hautes tensions, qu'il n'hésite pas à se
manifester
- Tu es un
"sociétaire professionnel", suivant les critères sacem (3 années de revenu
supérieur au seuil) ?
- Je ne suis pas
sociétaire pro, je n'ai pas encore atteint le seuil, je ne désespère pas de le
devenir un jour, mais il me faudra passer par la case "tube" ou chanson placée
sur un album à très grosses ventes
- Tu écris sous
d'autres formes que la chanson ?
- J'ai essayé
quelques poèmes, mais sans y donner suite
Peut-être un
jour une auto-biographie quand je serai tout ridé de partout, si ça intéresse
quelqu'un (rires)
- Internet, tes
attentes ?
- Davantage de
rencontres par le net, avec des gens sérieux, passionnés et non dénués
du sens de
l'humour et du recul sur soi
je viens
d'ouvrir mon site hébergé par un Madeinmusic.com avec une centaine de titres
inédits à écouter gratuitement (le téléchargement est forfaitaire) . Le but
étant de proposer aux interprètes qui le désirent, une sorte de banque aux
chansons inédites (bien entendu, j'ai travaillé tous ces titres avec différents
compositeurs) . On en est à un bon millier d'écoutes en quelques semaines, c'est
encourageant .
- Internet a
changé quoi dans ta vie ?
- D'abord un
sens de l'organisation, de la méthode. Sur Internet, il faut savoir se vendre
pour exister (sinon votre talent reste noyé dans la
masse).
La facilité
d'entrer en contact avec d'autres compositeurs et artistes
la rapidité
d'exécution des tâches (envoi de courriers, photos, mp3 ...)
- Internet dans
dix ans ?
- J'espère que
perdurera le système de petites annonces gratuites, le côté système D bien
sympa
et cet élan de
générosité qui pousse les gens à communiquer à
nouveau
-
L'autoproduction ? ton regard sur ce milieu ?
- C'est un
milieu ingrat où il faut se battre pour imposer son talent.
Difficulté de
trouver du financement, de la diffusion et surtout de la distribution
.
Si quelques
médias locaux jouent le jeu de la mise en découverte d'un artiste, combien
d'autres ignorent royalement son activité et ne font absolument rien pour
l'aider.
Véridique, je
connais même des radios locales qui demandent à être payées, pour passer votre
CD
Le CSA ferait
bien de mettre de l'ordre dans tout ça et une fois pour toutes, envoyer un bon
coup de pied, dans cette taupinière à micros.
Je sais de quoi
je parle, j'ai fait de la radio mon métier pendant une dizaine d'années.
Fort
heureusement un animateur avait encore le droit de programmer des titres, sans
se faire taper sur les doigts (mais je vous parle d'un temps que les moins de 20
ans ...)
- Vivre de ce
métier sans "la case major", tu crois être un cas unique ou tu connais d'autres
auteurs dans ce cas ?
- A vrai dire,
se croire unique, serait pure prétention de ma part
Mais il faut
dire qu'autour de moi, j'ai beau chercher, comme Soeur Anne, je ne vois rien
venir (rires)
Tous les gens
que je côtoie dans ce métier, écrivent ou composent à mi-temps, ou encore sont
propriétaires d'un studio d'enregistrement ou carrément d'un label, ou enfin,
sont artistes affiliés aux intermittents du
spectacle.
Mais des ovnis
comme moi, qui vivent de leur plume, ça court pas la
galaxie.
- tu as appris
quoi d'essentiel dans "la chanson" ?
- J'ai appris le
sens de la vie, la tolérance, à faire du bien autour de moi, avec mes simples
mots
Pour contacter Thierry BRENNER : textesdechansons.com où il présente quelques textes (l’occasion aussi de consulter sa biographie)
a)
MANISFESTATIONS contre la réforme du système des
retraites...
Est-ce que la
distinction PRIVE – PUBLIC est un critère majeur
dans l’attribution des RETRAITES ou est-ce que doit primer la
pénibilité ?
Est-ce que des
avantages acquis prévalent sur la justice
sociale ?
Selon les
analystes, « l’opinion » juge la mobilisation des fonctionnaires
logique... tout en pensant légitime l’alignement du régime public sur le privé...
Et le Parti
Socialiste tente d’exister malgré son peu de crédibilité, après les cinq années
d’attente de Lionel Jospin... Une gauche cohérente sur « la réduction
du temps de travail » aurait résorbé les inégalités PUBLIC / PRIVE par le
bas, les 37ans et demi de cotisations avant la retraite pour tous, avant
d’ouvrir le grand chantier des 35 heures (jugé plus rentable
électoralement ?).
Puisque presque
tout le monde reconnaît qu’il FAUT FAIRE QUELQUE CHOSE, après une kyrielle de
gouvernements inactifs, il en faudra bien un qui réforme... on aurait préféré un
autre ?...
Entendu à la
radio comme slogan des manifestations : «aujourd’hui, c’est la rue qui
gouverne »... si c’était vrai, dans quel état serait la démocratie ? La
rue est un contre-pouvoir, comme les médias... mais de là à ce qu’une minorité
active impose ses vues ...
Bras de fer
entre certains syndicats et le gouvernement donc. Dans les deux cas une vision
globale de la société serait préférable, avec comme valeur fondamentale
l’égalité, s’entendant comme les mêmes droits et les mêmes devoirs et non le
partage des privilèges...
Donc, est-ce que
les avantages acquis d’une classe doivent être supprimés ou généralisés à
l’ensemble de la population ?
Forêt
de manifestants qui cache LES ARBRES...DES
ENSEIGNANTS EN LUTTE CONTRE LE PROJET DE
DECENTRALISATION...
Les syndicats
jubilent de leur pouvoir de nuisance, savent pouvoir mobiliser au sujet des
retraites mais LE VERITABLE DANGER DE SOCIETE est
dans l’inégalité de l’enseignement, qui est déjà dans les faits et SERA DANS LES
TEXTES avec le projet Luc Ferry, qui n’est qu’un volet de la décentralisation
montré du doigt par votre chroniqueur depuis des
mois.
La question du
pouvoir n’est pas de savoir où se prend la décision mais si elle est JUSTE et
s’applique en DROITS et DEVOIRS à l’ensemble des citoyens... la décentralisation,
louable dans l’esprit, aboutit quasi inévitablement à créer des baronnies
locales, du clientélisme... faute de contre-pouvoirs
locaux.
Veut-on la fin
d’une éducation vraiment NATIONALE,
d’un système éducatif, certes perfectible mais, ne l’oublions pas, référence au
niveau mondial ?
b) La France se
soumet à 1 400 000 chasseurs. Ils
auront la nature, même le mercredi, qui n’est plus un jour de non-chasse. Chaque
département décidera... encore une forme de décentralisation qui aboutit à
...
Pourtant les
« autres Français » sont de plus en plus attirés par « la
nature », les chiffres parlent de 20 millions
de cyclistes, 10 millions de marcheurs... MAIS NON, EN PERIODE DE
CHASSE IL FAUT LAISSER LA NATURE A CEUX QUI ONT UN FUSIL...(et la chasse de nuit
devient légale dans 28 départements...)
Et oui, les
chasseurs se sont organisés, représentent un pouvoir de nuisance, peuvent faire
basculer... une région...
En France, à
cette époque, la capacité de nuisance était encore un élément fondamental de la
vie politique...
c) Deux
anciennes prostituées accusent le président du Conseil Supérieur de
l’Audiovisuel d’avoir participé à des soirées sado-masochistes organisées par le
tueur en série Patrice Allègre... et les médias propagent ces propos... comment
lutter contre la
rumeur ?
d) Au Parti
Socialiste, l’histoire témoigne qu’un congrès se gagne à gauche. Plus que la
victoire de François Hollande (une
victoire pour quoi faire ?) on retiendra de 2003 les œillades vers
l’extrême gauche, l’accueil en héros de Bernard
Thibault, le secrétaire général de la CGT auréolé du dossier des
retraites.
Témoignage d’un
parti qui ne sait pas où il va ; malgré cette dérives, ou en contre-partie, Laurent Fabius est
le nouveau numéro 2.
e) Dans notre
série LES EDITEURS N’ONT PAS DE QUOI ETRE FIER DE LEUR LIGNE EDITORIALE :
LE ROCHER publie le livre de
Brigitte Bardot refusé, quand même !, par GRASSET (qui avait publié le
précédent).
f)
CAHORS : la mascarade du « débat public »
est terminée. En toute logique RTE (réseau de transport d’électricité) abandonne
son projet de LIGNE A TRES HAUTE TENSION dans LE QUERCY
BLANC.
Arrivé dans la
région en 1996, j’avais rapidement été « surpris » par la gestion de
ce dossier... surtout quand ayant mis ma plume versant chanson au service de
l’opposition à cette ligne, le petit jeu m’est apparu risible : dans cette
région historiquement de gauche... il me fut conseillé de ne pas m’en prendre à
Dominique Voynet « elle est avec nous »... naturellement aucun CD ne
pouvait sortir dans cette restriction de liberté de
création...
Et durant toute
la législature JOSPIN il ne s’est rien passé... visiblement RTE se faisait
discret...Les sommités RTE croyaient-elles encore à la faisabilité d’un tel projet
qui aurait dévasté une région épargnée ?
Et après la
victoire que l’on sait en 2002, il y eut LE DEBAT
LOCAL :
Et sur
« cette terre de gauche » le dossier a été enterré sous la députation
de Michel Roumégoux, majorité présidentielle, opposé aussi au
projet !...
« globalement, ce débat a été exemplaire pour la démocratie de
proximité. Il a permis à des gens
de « La France d’en bas » de prendre la parole »... la
citation émane du journal du débat local, sûrement le rédacteur la trouve aussi
ridicule, risible et démagogique que moi, et a ainsi placé en opposition une
autre «sommité » : « cette confiscation
de la parole par quelques-uns n’était pas
logique ».
coût officiel de
cette mascarade : 505 695 euros, compte non tenu des dépenses engagées par
RTE pour assurer la présentation et l’argumentation de son projet. Il y eut même
un site internet créé : 958 visites. Un numéro vert : 167 appels. Les chiffres vous font sourire ?
RTE a les moyens
de s’amuser : créé en juillet 2000, autonome financièrement, juridiquement
indépendant de l’EDF, en 2002 sont résultat net dépasse 100 millions d’euros.
Ce compte rendu
d’un dossier local au sein du webzine n’a de pertinence que dans l’optique
d’analyse des mécanismes de fonctionnement de la société française où la
tentation est fréquente chez ceux qui s’expriment de prétendre que tout le monde
a pu s’exprimer.
Pourquoi RTE,
donc l’EDF, a cédé ? Peu importe le degré de mobilisation, peu importe
l’agitation de quelques notables, LA France est devenue un pays OU L’ON NE FAIT
PLUS N’IMPORTE QUOI... au niveau des structures d’envergure... SAUF de communication
(routier, téléphone mobile)... quant aux PROJETS LOCAUX, industriels, ça continue
comme « avant »...
Essayons
d’obtenir des avancées dans le respect de LA VIE...
Comment ?...
g) Si les
automobilistes continuent sur « leur bonne voie », plus de 2000 vies
seront épargnées sur les routes en 2003... NON. Cette présentation médiatique ne
me plait pas...
Certes en 1981
il y eut plus de 12000 tués sur les routes Françaises ; en l’an 2000 le
chiffre repassait sous les 8000 et en 2003 on nous annonce que les premiers mois
ouvrent une perspective « moins de 5000 »... mais IL N’Y A AUCUNE VIE
EPARGNEE. Seulement des morts, des morts, des
morts...
La Suède vise
l’objectif ZERO MORT SUR LES ROUTES...
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LES CONCOURS CHANSON MUSIQUE
Le numéro 30, votre note : 16,3
Votre note, sur 20,
pour ce numéro
Juin : chansons.org l'annuaire de plus en plus visité va revoir son mode de fonctionnement... A SUIVRE...
5) Chanson d actualité...
Chaque jour des
rumeurs
Plus vite que les machines à vapeur
Passent d'aigreur à
aigreur
Chaque jour des
rumeurs
Reviennent nous fendre le coeur
Nous gâcher bien trop de quarts
d'heures
Les rumeurs
de nos jeux de coeur
Rumeurs de nos mauvaises humeurs
Ces rumeurs du
besoin d'erreurs
Moteur de
tant de moqueurs
Comme tout le
monde j'écoute
Les magouilleurs les mauvais coucheurs
Je ris des
démentis
Comme tout
le monde je lis
Même si j’dis « jamais j'achète »
Bien trop
souvent je feuillette
Les rumeurs
de nos jeux de coeur
Rumeurs de nos mauvaises humeurs
Ces rumeurs du
besoin d'erreurs
Moteur de tant de
voyeurs
Celui qui est la
proie
S’il dément
est-ce que quelqu’un le croit
Jamais d’fumée sans
joie
Et s’il
les laisse médire
On les voit se
réjouir
C’est la gloire
sur les trottoirs...
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