groupe LES BLAIREAUX LAUREAT 2004 PRIX AUTOPRODUCTION Pascal Nègre, Universal Music France Patrick ZELNIK

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Mensuel gratuit chanson, littérature, observatoire internet, actualité / N°40 / 28 JANVIER 2004

1) Éditorial : Soyez en initiative...
2) Livres cd A GAGNER : créateurs à découvrir
3) Interview du mois : Alexandre Lenoir, leader du groupe LES BLAIREAUX, et Robin Sen Gupta, manager, AUTOPRODUCTION en initiatives LE LAUREAT 2004
4) Actualité en France : Pascal Nègre, Universal Music France - Patrick ZELNIK, label Naive... - Gao Xingjiang
5) Web et réseau : France Culture, Michel-Edouard Leclerc et le réseau Ternoise... - AUTRES PRIX MUSICAUX
6) Chanson actualité : A la braderie (chanson du nord)

Editorial :   Soyez en initiative...
Soyez en initiative.
A lancé au gouvernement, lors de ses voeux du 5 janvier, le Président de la République.
Naturellement, la phrase de Jacques Chirac, replacée dans le contexte de la politique française, peut être décodée en : ne laissez pas à Nicolas Sarkozy le monopole de l’initiative...
POURTANT, cette injonction recèle tout ce dont a besoin le pays : ETRE EN INITIATIVE, ne pas attendre TOUT des autres.

EN INITIATIVE. Ainsi se doit d’être tout créateur. Et l’interview du mois vient confirmer qu’il est possible d’avancer ainsi. Quand on ose prendre des risques. Même dans un pays où la politique culturelle ressemble plus à un partage de subventions par les installés qu’à de l’ambition culturelle. LES BLAIREAUX, groupe de rock issu de la région Lilloise ont donc remporté le premier prix de l’album autoproduit, avec leur troisième album LE SENS DU POIL. Et vivent de leur musique. Sont même en tournée... En initiatives... cohérentes...
Un groupe structuré, managé...

Un exemple qui sera suivi, marquera un tournant dans la chanson française où Pascal Nègre, le big boss Universal Music France n’a pas l’air de bonne humeur (voir actualité) ?

Le mois prochain, l’interview du lauréat http://www.salondulivre.net : Olivier Delau

Bonnes réflexions, bonnes initiatives... (donc année)

Stéphane Ternoise,
www.ternoise.net
Post scriptum :
Ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, mais ce que vous, vous allez pouvoir faire pour votre pays.
AUTEUR ? (assassiné durant le vingtième siècle) voir partenaires

Livres cd A GAGNER :  créateurs à découvrir
DURANT LE MOIS DE FEVRIER 2004, DE NOUVEAUX CD seront A GAGNER, YANN MARESCHAL, NICOLAS REYNO... RENDEZ-VOUS SUR LES SITES...

En 1995 était édité chez Pierre Fanlac, Le Périgord d'Antoine Carcenac, mais depuis longtemps, on n'en trouve plus un seul exemplaire. Pressé par les lecteurs, j'ai décidé de faire une nouvelle édition...
Le Périgord de mon Père (photographies 1899 - 1920)
par Michel Carcenac - Editions du Hérisson 24170 Belvès
136 pages, 26 euros FRANCO DE PORT
Jusqu'au 27 mars 2004 : A gagner sur http://www.salondulivre.net

chansons.org : Don Juans Juniors - REMINGWAY
Chanson-rock-cuivrée
C’est sur les bancs du lycée que les membres de Rémingway se rencontrent. Très vite rapprochés par leur passion de la musique, de la littérature et de la bringue, les Quatre Taberlos ne tardent pas à s’allier dans une aventure aux lendemains prometteurs.
En effet, en l’espace de deux ans, le groupe arrive à se forger une identité sur la scène régionale et conquiert un public tous les jours plus nombreux, séduit par la richesse d’un répertoire original.
Aujourd’hui fort d’une cinquantaine de concerts, le quatuor valentinois, formé en Janvier 2001, fête ses deux ans d’existence en sortant son premier album autoproduit : Don Juans Juniors . Titre qui reflète d’un côté le monde pré-adulte et ses manèges de séduction, de l’autre, la part de jeu que l’on garde en soi et les joies que l’on cultive... De l’enfance aux autres plaisirs de la vie, nos Rémingways grandissent comme ils peuvent.
...toute l’énergie acidulée du groupe, cocktail explosif de rocks cuivrés, mâtiné de chansons en français, douces amères, mélancoliques et tendres. Quinze morceaux qui s’enchaînent comme des antidotes à la monotonie, des ingrédients d’une potion magique qui raconte à son jus une seule et même chose... la vie.

VOYEZ LA SUITE SUR LEUR SITE !...


sur auto-edition.com : Ocil, roman Jean-Luc MOREL
Ocil est une belle histoire d'amour entre Mina et Ocil.
Le héros va être amené à découvrir, au cours d'une aventure originale, les peines et les joies d'un univers étrange et complexe que l'on nomme l'espérance, la vie, l'amour.
Ocil est artiste peintre et extrait sa souffrance dans la peinture. Un jour il fait une découverte et va vivre abstraitement la vie qu'il aurait dû avoir avec Mina avant de connaître sa perception de l'amour.
Le prix de vente est de 20 euros frais de port compris.
Règlement à Jean-Luc Morel - Tarabel - 31550 Aignes

music-sorties.com : EDMAR ARGELIR souvenirs
Musique imprégnée des ANTILLES

Gagnez 3 LIVRES Malamour : Tunisie sous protectorat français LIVRE accompagné d'un CD de l'auteur Mauricette Lecomte sur chansons.org
L'auteur se raconte et raconte la vie méconnue des Français en Tunisie, avant l'indépendance et où elle a vécu 23 ans.

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Grande loge de l'étoile d'orient UN LIVRE Edité par le CENTRE CULTUREL EUROPE LA ROCHAL - 100 Rue Paul Valéry - 34400 Lunel


P.s. : LA LONGUEUR DE CETTE PRESENTATION est dictée... par l'envoi de la documentation des créateurs (avis aux créateurs : pensez TOUJOURS A VOUS PRESENTER...)
Interview du mois :  Alexandre Lenoir, leader du groupe LES BLAIREAUX, et Robin Sen Gupta, manager, AUTOPRODUCTION en initiatives
Le découragement est fréquent dans le milieu artistique, le fatalisme aussi... Peut-être tout simplement que les gens regardent trop la télévision !... Mais enfin, soyez sérieux, va-t’on me répondre, est-ce qu'une structure associative permet vraiment de percer... Croyez-vous qu’un groupe de musique puisse en vivre, même vendre 8000 albums en quatre mois sans super promo ?
Si oui, ce sont sûrement des précurseurs, promoteurs d'une nouvelle approche de la musique, en indépendants...
Interview d’ Alexandre Lenoir, leader du groupe LES BLAIREAUX, suivie de celle du manager, Robin Sen Gupta.
LES BLAIREAUX, groupe de rock ayant germé dans la région Lilloise, lauréat du PRIX DE L'ALBUM AUTOPRODUIT 2004 www.autoproduction.info (album produit en 2003) avec leur troisième album LE SENS DU POIL.
En filigrane, leur son apparaîtra... bien mieux que si j’avais tenté un descriptif paroles et musique... et le webzine a cet avantage, de pouvoir en savoir immédiatement plus après la lecture d’un parcours en accédant au site du groupe...

- Alexandre, Stan, François et Julien se rencontrent où et quand ?
Alexandre Lenoir : - Au lycée Fénelon à Lille. A la fin d’une fête (il était bien minuit du soir !!!), arrosée au Malibu et au Gin Fizz, on décide de se retrouver le samedi suivant pour faire des reprises de Téléphone, de Thiéfaine et des Who.

- Vos premiers concerts ?
- Le premier concert a eu lieu quelque 6 mois plus tard, dans la chambre de François devant un public trié sur le volet. La première apparition public a lieu le 21 juin 1993 à la fête de la musique. On joue uniquement des reprises. On a rajouté à notre répertoire les VRP, Dutronc, Higelin...
- Sous quel nom de scène (si déjà LES BLAIREAUX pourquoi ) ?
- Entre nous on s’appelait alors Les Blaireaux pour marquer notre côté looser en quête perpétuelle de blairelles. On a gardé le nom pour le groupe, dans la mesure où on faisait ça pour déconner et pour se démarquer des groupes qui se prenaient la tête après avoir fait deux concerts, l’un au Pénalty de Billy-les-Fougères et l’autre au Retour de la Chasse de Camphin-en-Mélantois. Quand on a décidé de faire de la musique professionnellement, fin 2000, il était trop tard pour changer de nom.

- Votre deuxième album, en mars 2000, s’appellera pourquoi vous ne changez pas de nom ?... ce nom vous pose parfois problème, en pose à d'autres ?
- Il est vrai que le nom Les Blaireaux ne reflète pas forcément notre volonté de chanter des textes travaillés et originaux. Tant pis pour ceux qui s’arrêtent à cela sans prendre le temps d’écouter les chansons et ce qu’elles ont à dire. Ce sont les mêmes qui pensent que les habitants de Montcucq sont tous de vieux pervers sexuels.

- Votre parcours donne l'impression de personnes sérieuses, qui continuent leur activité (Alexandre journaliste, François maison d'édition, Julien prof d'Allemand et Stan en études de médecines) et franchissent le pas de la professionnalisation vers 25 ans, en décembre 2002, quand vous pouvez prétendre au statut d'intermittent. Informations exactes ? Pas trop de galères mais une progression régulière ? Malgré une musique débridée , une approche rationnelle de la chanson ?
- Nous avons eu un cheminement très régulier et, il est vrai, assez rationnel. Quand nous avons abandonné nos boulots respectifs, nous savions que nous pouvions prétendre au statut d’intermittent (c’était avant Raffarin... aujourd’hui, ce ne serait plus possible).
D’autre part, si nous le faisions, c’était pour préparer au mieux la sortie du Sens du Poil , premier album réellement travaillé par rapport aux deux autres enregistrés à l’arrache (nous étions alors encore étudiants et jamais nous n’aurions imaginé faire une carrière musicale).

---** 5000 exemplaires vendus en autoproduction du deuxième album, le cheminement fait penser à MATMATAH qui après signe chez une major, les Blaireaux décident de bien structurer leur autoproduction **

LE TROISIEME ALBUM en autoproduction : LE SENS DU POIL

- Votre structure associative : combien de salariés ?
- La structure associative Les Blaireaux emploie 6 personnes : 4 musiciens, un manager, un technicien-son. Tout cela est possible grâce aux concerts payés.

- Je lis dans votre présentation : des critères plus professionnels avec pré-production, distribution nationale préparée, partenariats radios, campagne de pubs, tournée nationale de promo programmée...
- Nous avons mis beaucoup d’énergie à solliciter des subventions, des partenariats... qui pour la plupart nous ont été refusés. Parmi les institutions , seuls France Bleu Nord (depuis, la play-list régionale a été supprimé en janvier 2004), L’autre Distribution, notre distributeur et Domaine Musiques, une émanation de la DRAC, ont accepté de nous filer un coup de main.
Nous avons donc emprunté beaucoup d’argent, en faisant le pari que nous vendrions au moins 5 000 albums en 6 mois, chiffre qui nous permettait de rembourser tout le monde.

- Vous avez quand même eu une bourse de la sacem ?
- Nous n’avons pas eu la bourse d’aide aux projets d’enregistrement phonographique de la SACEM. Nous en étions déjà à notre troisième album quand nous avons décidé de faire un vrai CD.

- Objectif annoncé : 5000 ventes en 6 mois ; à mi chemin, les chiffres ?
- Finalement, nous en avons vendu 8 000 en quatre mois, grâce au bouche à oreille, aux radios locales indépendantes et à certaines émissions du service public (Philippe Meyer, Jean-Louis Foulquier) que les majors, dans leur désir de contrôler toute la diffusion nationale, supportent de plus en plus mal.

- Vos concerts... combien de spectateurs en moyenne ?
- Le nombre de spectateurs est très variable d’un concert à l’autre. Ça dépend de la salle, de la ville... et de la com’ faite par les organisateurs (affichages, annonces radios, presse...). Au Splendid à Lille pour la sortie de l’album, il y avait 800 personnes. A Arcueil en banlieue parisienne, la semaine dernière, une petite centaine.

- Pensez-vous que la France soit médiatiquement prête à recevoir des artistes au goût prononcé pour l'indépendance ?
- Bien sûr que la France est prête à recevoir des artistes au goût prononcé pour l’indépendance. Disons, plus généralement des artistes qui ne sont pas des produits commerciaux. Seulement, le grand public n’est pas au courant qu’ils existent ! Comment le seraient-ils ? Que faut-il répondre aux gens qui viennent nous dire à la fin des concerts : Mais c’est super ce que vous faîtes, pourquoi vous ne passez pas sur M6 ou sur RTL ?

- Défenseurs d’une approche indépendante de la musique ?
- défenseurs d’une approche indépendante de la musique oui ! Mais entre la remise en cause du statut des intermittents et la politique de plus en plus commerciale des radios du service public, ça va être de plus en plus dur !

- internet ?
- A l’heure où tous les canaux de diffusion sont de plus en plus contrôlés – après la télé, on s’attaque désormais aux radios – Heureusement que l’on a Internet pour annoncer nos concerts ou pour informer la terre entière de notre prix de l’auto-production ! Maintenant, c’est vrai que ça ne me dérangerait pas de voir tous ceux qui ont téléchargé Le Sens du Poil sur Internet venir aux concerts et acheter le disque à la fin, parce qu’ils ont aimé.

- Avez-vous quelques éléments pour mesurer les retombées internet ?
- Euh... Je n’ai encore jamais croisé quelqu’un à la fin d’un concert me dire qu’il nous avait découvert via Internet. Ça viendra peut-être grâce à ternoise.net La radio reste quand même le média incontournable.
[lectrices, lecteurs, vous êtes priés, à la sortie du concert, de vous précipiter vers Alexandre... ]

- Internet dans cinq ans ?
- Euh... joker !

- La prochaine étape ? Sentez-vous avoir atteint la limite de l'autoproduction, qu'il vous faudra passer par une major ou un producteur indépendant majeur pour, par exemple, passer justement à la télévision ?
- On se pose la question. Si matériellement, on peut continuer dans l’auto-prod pour le prochain album, on le fera. Le problème, c’est que pour enregistrer et sortir un album, il faut avancer beaucoup d’argent. Si on signe un jour, il faudra vraiment qu’on aie confiance... Or, à force de se faire écraser sur les routes par de grosses Mercedes roulant très vite, le blaireau est devenu un animal très méfiant....

- Pour répondre aux questions parfois farfelues des journalistes, je suppose que vous êtes un spécialiste des Blaireaux ?
- Comme tous les mustélidés, le Blaireau possède une paire de glandes anales qui secrètent un liquide jaunâtre utilisé pour délimiter le territoire et signaler l’occupation des terriers. Le marquage olfactif entre individus d’un même groupe est quant à lui effectuée grâce à une substance blanchâtre à brunâtre élaborée par la glande sous-caudale...

- Vous avez remporté en mars 2002 le concours Le Mans cité chanson. Maintenant le prix de l'album autoproduit. Ces récompenses apportent de la confiance ? Vous les vivez comment ?
- C’est vrai que gagner un concours, c’est toujours bon pour le moral. Surtout que dans ce boulot – surtout pour les auteurs - il suffit de pas grand chose pour être en proie aux doutes les plus effroyables.


LES BLAIREAUX sont en tournée, le programme est concocté par Robin Sen Gupta, manager...
Vendredi 30 janvier à Moissy-Cramayel (77)
Samedi 31 janvier à Lyon (69)
Mercredi 4 février et jeudi 5 février à Paris (13e ) - Péniche El Alamein
Vendredi 6 février ) Vauréal (95)
Samedi 7 février à La Celle-St-Cloud (78)...

- Avant d'être manager des BLAIREAUX ?
Robin Sen Gupta : - En juin 1997, j'ai obtenu une licence de lettres. Entre 1999 et 2002, j'ai alterné périodes de travail (vendeur chez Décathlon, chargé de mission au sein d'un bureau d'études) et longs séjours à l'étranger (Inde, Brésil, Chine, Népal, Vietnam...). Ce qui m' a permis, à défaut d'acquérir de réelles compétences autres que celle de la maîtrise de langues étrangères, de développer ma capacité d'adaptation, ma flexibilité ainsi qu'un sens de la relativité...

- Comment devient-on manager?
- Pour ma part : complètement par hasard.
En novembre 2002 Alexandre m'a appris qu'il cherchait un manager. Or, à l'époque, j'oscillais entre plusieurs projets (notamment la création d'un bar à vocation culturelle) sans parvenir véritablement à m'y atteler. J' ai tout de suite pensé que je pouvais correspondre au tempérament requis pour ce genre d'activité axée sur la communication et l'organisation. Et depuis, il me semble que notre collaboration se révèle bénéfique. Je suis enfin parvenu à souscrire au contrat social...

Il convient toutefois de préciser que lorsque j'ai intégré Les Blaireaux, en qualité de manager, mes attributions n'embrassaient pas un champ d'action aussi large que celui propre à la profession de manager. En effet, mon rôle au tout début, et qui aujourd'hui occupe encore une trés large part dans mon travail, consistait à chercher des dates de concert. Ce n'est que petit à petit que mes attributions se sont élargies. Aujourd'hui, je gère l'organisation des concerts avec tout ce que cela sous-entend en terme de logistique ( contrats, fiches Sacem, envois d'affiches, technique...).

- Manager d'un groupe qui ne passe pas à la télé... et réussir à le faire tourner dans toute la France... on fait comment ?
- Tout d'abord, hériter d'un bon produit. Je ne pense pas que j'aurais pu trouver autant de dates si le groupe ne présentait pas autant de qualités que Les Blaireaux. J'ai tout de suite eu entre les mains un excellent dossier, très pro, assorti d'un joli logo et d'une plaquette des plus attractives. Cela peut paraître anodin mais je suis convaincu de l'impact d'un visuel accrocheur. En outre, le groupe qui tournait depuis déjà deux ans avait ouvert une brèche que j'ai juste eu à élargir.
Pour ce qui est de l'impact de la télévision, il n'est certes pas négligeable mais il ne faut pas négliger non plus la part de la population qui a recours à d'autres médias pour nourrir et satisfaire sa curiosité. Le diktat du Big-Dil (je ne sais même pas comment ça s'écrit), de la TV Poubelle, a heureusement ses détracteurs...Par ailleurs, la liste des artistes ayant réussi à se constituer un public fidèle sans avoir eu besoin de recourir à la télévision est longue...
Le groupe s'est forgé sa réputation grâce à ces prestations scéniques et il me semble que pour tous les groupes évoluant dans la nébuleuse Rock, la scène est le meilleur des tremplins, le meilleur moyen d'acquérir une reconnaissance, puis un nom. Un concert bien souvent peut en cacher un autre...

- Techniquement, quotidiennement, vous procédez comment ?
- Les Blaireaux m'ont laissé toute latitude et m’ont donné les moyens. Ayant eu carte blanche pour envoyer des dossiers, d'abord avec le deuxième album , puis une démo (plus de 400) et enfin le troisième (dont le succès dépasse nos espérances), je me suis au fil du temps constitué un fichier de 700 à 800 contacts que je travaille régulièrement au corps. Le plus important est de respecter les échéances, de tenir autant que faire se peut ce fichier à jour, de faire les piqûres de rappel au moment le plus opportun, et enfin de rester cohérent quant-à la localisation géographique des différents lieux de concerts potentiels. Autant de choses qui s'acquièrent avec l'expérience. Ayant épluché entre autres L'Officiel de la Musique édité par l'IRMA, il va de soi que de nombreux festivals importants figurent dans mon fichier et qu'un jour ou l'autre, j'ai dû avoir au téléphone leur programmateur.
Ce qui, à terme, garantit, à grands renforts de relance, que le nom des Blaireaux leur deviendra familier et les incitera à examiner le dossier du groupe ainsi qu'à écouter plus attentivement notre disque. J'ajoute pour finir, étant donné l'accueil favorable que celui-ci rencontre auprès des programmateurs, que le plus dur dans ma mission consiste à les inciter à l'écouter.

- Vous occupez-vous d'autres artistes ?
- Non mais je travaille avec mon frère à la création d'une association de promotion de la musique indienne. Nous avons fait jouer à Lille des musiciens de Bénarès et nous aimerions mettre en place un projet de festival avec d'autres formations indiennes.

LE SITE LES BLAIREAUX : http://les.blaireaux.free.fr
---Alexandre Lenoir, chanteur, auteur du Groupe Les Blaireaux, sa rencontre avec Oscar Wilde


 Actualité en France
a) Alors que le Figaro Entreprises dresse le palmarès des chanteurs français les mieux payés en 2003 (Johnny Hallyday avec 5 millions d’euros devance Jean-Jacques Goldman 3,9 , Renaud 2,5 et Florent Pagny 2,3...), Johnny Hallyday souhaite quitter UNIVERSAL MUSIC... affaire aux Prud’hommes...
Il n’a pas apprécié d’être envoyé sur les plateaux de Star Académy, comme un vulgaire VRP certes de luxe, Johnny ? Quand il se considère mal traité par son employeur, est-ce viser ce comportement de lèse-star ?

Le Midem, de Cannes, marché international du disque, s’ouvre dans cette actualité (fin janvier 2004), dans la morosité, l’esprit figé par le chiffre de moins 18% (ou 15 suivant le mode de calcul). C’est la baisse des ventes en France de CD.
Mais, il convient de relativiser : cette baisse est d’abord portée par celle du single (moins 25%), les albums ne régressant que de 5%... alors que les DVD vidéo sont en augmentation exponentielle (80 à 150%... suivant les calculs...)

TAM TAM, ETC., une émission de Pascale Clark sur France Inter, recevait le vendredi 23 Janvier 2004, Patrick ZELNIK, président du label Naive et Président de l'UPFI (Union des Producteurs phonographiques Français Indépendants) et Pascal Nègre, président de Universal Music France
Selon son président, Universal Music France se situe dans cette moyenne de baisse...quant à Naive, sont chiffre d’affaire est en hausse de 30% en 2003, représentant 3% du marché français... pour mesurer cette donnée, il faut rappeler que Naive a seulement cinq ans d’existence... et Carla Bruni n’est pas la seule responsable des 32 millions d’euros de chiffre d’affaire !...

Dialogue instructif, que l’on pourrait sous-titrer, des Anciens contre les Modernes, en référence à Charles Perrault. Dialogue commenté par Ternoise (avec internet dans le rôle des bottes de sept lieues)...
Dialogue dont il convient de mettre en exergue une remarque de Patrick ZELNIK: la piraterie témoigne d’une crise plus profonde de l’offre du disque.

Patrick ZELNIK : Avant de s’intéresser aux autres causes de la crise du disque, c’est vrai qu’il va falloir résoudre le problème de la piraterie et la contrecarrer efficacement. Mais pour le reste, pour moi, la principale cause, au niveau économique, c’est la concentration. La concentration du marché (...) actuellement 5 sociétés qui se partagent à peu près 80% du marché mondial (...) concentration au niveau des médias, quelques réseaux FM, et concentration au niveau de la distribution...

Patrick ZELNIK : le disque est un marché d’offres. Les gens ne peuvent acheter que ce qui leur est offert. On n’a jamais autant parlé de diversité musicale mais on assiste à un phénomène qui nous éloigne de cette diversité...
L’industrialisation du disque a entraîné sa banalisation, sa standardisation...
La concentration a aussi un effet d’éviction sur les petits... linéaires des magasins... plays listes des radios... télévisions...
Vous ne pouvez avoir de diversité s’il n’y a pas assez d’acteurs sur les marchés...
L’industrie a pris le pas sur l’aspect culturel..

Pascal Nègre : si je regarde les dix dernières années, y’a jamais eu autant de création...
Y’a jamais eu autant de richesse de création...
205 millions de chansons téléchargées par mois. C’est la raison fondamentale et majeure. L’autre problème on le connaît : c’est qu’aujourd’hui on a une TVA qui est excessive...

Pascale Clark : qu’est-ce qui vous empêche de vendre moins cher ?
Pascal Nègre : si on baisse le prix de 10%, il faut vendre 1/3 de plus...

Patrick ZELNIK : ...6o disquaires en France..
Pascal Nègre : mais enfin, y’a Virgin Megastor, y’a la Fnac, qui font un travail de disquaire...

Peut-être Pascal Nègre ignore l’existence d’individus disséminés loin des grandes villes !
Les grandes surfaces, c’est la solution idéale des Majors : des rayons limités à leurs produits ! ...

Patrick ZELNIK : le tout marketing va tuer le disque
Pascal Nègre : vous n’avez pas le droit de me dire à moi qu’on produit pas de belles choses... j’ai pas le sentiment de produire des disques de mauvaise qualité... si la musique était si mauvaise il y aurait pas 250 millions de titres téléchargés par mois...

Patrick ZELNIK : 100 000 euros pour faire l’album... budget marketing : 1 million d’euros pour être visible sur le marché. Dans un métier de création c’est absurde. Le disque au départ c’est un métier d’artisanat. On ne peut pas parler d’artisanat quand il faut vendre 100 000 albums pour amortir son investissement de départ.

La situation de Pascal Nègre semble difficilement tenable ! il n’amusera pas longtemps ses actionnaires avec des montagnes d’indignations, ses appels aux pouvoirs publics (baissez la tva, réprimez les internautes...)
Les industriels du disque sont pris à leur propre jeu : à force de faire de la chanson un produit banal... la majorité des relégués en simples pigeons sont prêts à télécharger gratuitement leurs nouveautés présentées à coup de matraquage mais pas à les payer.
Certes ces majors lancent des offres de téléchargement payant... ce qui témoigne d’un manque de réactivité affligeant !... Attendre le mur avant d’essayer de trouver une solution...
Les erreurs de Pascal Nègre ne lui seront sûrement pas pardonnées... si Vodafone lance une OPA sur Vivendi Universal pour mettre la main sur SFR et dépèce le groupe, la musique passera sous un autre pavillon ... et alors...

Le choix des majors : une politique de qualité (mais les produits marketing sont rentables !) ou assumer la logique industrielle, laisser tomber les quelques artistes label culturel, briser le sujet tabou du droit d’auteur (il doit être frustrant pour un groupe comme Universal de savoir que des droits d’auteurs colossaux reviennent à des auteurs, compositeurs qui n’ont fait qu’appliquer quelques recettes... qui ont eu la chance d’être de la bonne écurie...)
Le dépeçage d’ Universal Music marquera l’échec d’une approche de la musique, ce rachat durant des décennies des producteurs indépendants qu’on appelle maintenant mythiques...

NAIVE est un espoir... le prochain indépendant qui réussira sera sûrement celui qui en plus d’un catalogue de qualité saura s’appuyer sur internet pour réduire les coûts du marketing...

La musique se scindera alors de plus en plus en produits industriels (pour lesquels le passage au copyright serait logique ; un salarié avec un dictionnaire de rimes et un ordinateur en guise de solfège pouvant pondre un résultat suffisant) et musique de création (où primera le droit d’auteur)
Si on ne peut reprocher aux majors d’être dans leur logique industrielle, il en est tout autrement dans la politique culturelle du pays ou d’organismes tels que la SACEM ou le FCM (fond de création musicale)

Dans cette physionomie, internet est une chance : en musique, comme en littérature, la marchandise grand public se vendra en grandes surfaces et le reste sera quasi uniquement accessible via internet.

b) Gao Xingjiang, l'unique Prix Nobel de littérature en langue chinoise, n'est pas invité au Salon du livre de Paris, du 19 au 24 mars.
La Chine en sera pourtant l’invité d'honneur...
Le numéro 1 chinois en France fin janvier - le recevoir ? Oui, naturellement. Mais le recevoir à l’Assemblée Nationale, symbole universel, est au mieux une faute de goût...
La puissance économique de la CHINE vaut bien l'oubli par les démocraties de leurs valeurs ? Ou l'intégration économique est le moyen de tirer la CHINE vers la démocratie ?

Gao Xingjiang avait quitté la Chine en 1988... il est français depuis 1998. (il a reçu le Nobel, en 2000, en français)
LA CHANSON D'ACTUALITE aurait pu être : Lhassa et l'humanitaire

c) 17 ans de prison pour le policier ivoirien qui a tué Jean Hélène

d) Le Monde, lance un supplément week-end... et propose un abonnement privilégié à ses anciens abonnés... 138 euros pour six mois... avec en cadeau un chèques-cadeaux FNAC de 40 euros... comme Pascal Nègre, Jean-Marie Colombani considère sûrement donnée dérisoire les habitants éparpillés loin des FNAC (bon non valable sur internet...)

e) Quand le débat sur la loi de laïcité vire au grotesque avec Luc Ferry et ses réflexions sur le port de la barbe et du bandana qui pourraient, dans certains cas, être stigmatisés... si Luc Ferry était écouté...

f) Aïssa Dermouche, nouveau préfet, issu de l’immigration (selon la formule)...
Aucune piste privilégiée, puis une piste entourage puis... après l’attentat contre sa voiture...
Aucune piste privilégiée témoigne bien de l’état de la France, des divers extrémismes contre la République

g) 7242 morts en 2002. 5732 en 2003. 20% de morts en moins sur les routes... Quand aucune politique préventive n’avait donnait de résultat aussi spectaculaire...

h) Même Marc Blondel, qui s’inquiète des retombées sociales, comprend la logique industrielle et politique (médicaments vendus en France fabriqués en France...) lors de la tentative d’OPA de SANOFI SYNTHELABO sur AVENTIS, avec l’ambition de former ainsi le troisième groupe mondial (qui aurait encore une capacité de recherche moitié moindre du leader)
Le rapprochement avec l’univers musical serait une erreur.
Les laboratoires dépendent à long terme de la recherche fondamentale, recherche sur les molécules, tests, recherches pointues aux besoins en capitaux colossaux...
Alors que la musique est la conséquence d’actes créatifs individuels... sans nécessité de tester le résultat avant de lancer sur le marcher...

i) 41 700 000 TELEPHONES PORTABLES EN FRANCE (plus 3 millions en 2003)

OBSERVATOIRE INTERNET et réseau ternoise.net
www.autoproduction.info : RETROUVEZ DESORMAIS LA LISTE DES AUTRES CONCOURS CHANSONS
Date limite pour le GRAND PRIX EDITH PIAF à 70 400 HERICOUT (une chanson inédite à présenter et une du répertoire Edith Piaf), fin février...

France Culture, Michel-Edouard Leclerc et le réseau Ternoise
Réaction de Michel-Edouard Leclerc : Je connaissais cette chanson puisqu’elle est sur internet. Ce sont mes enfants qui me l’ont fait découvrir. C’est vrai que nous sommes devenus un petit sujet de société.
C’est un peu la rançon d’une certaine notoriété en tout cas d’une présence un peu partout en France et dans plusieurs régions comme ça il y a des chansons de chansonniers, des chansons satiriques, elles sont pas infondées, parce que je trouve avec humour et même une certaine tendresse, dans le ton, ils énoncent au fond toutes les contradictions du système économique.
ACCES AU TEXTE

RAPPEL :
Je m’empressais alors d’envoyer un e-mail à Lilian Goldstein (le responsable Sacem approprié) ...
VOIR PRECEDENT WEBZINE
UNE REPONSE TARDIVE :

Bonjour,
Dans le courant du 1er trimestre, un bilan de l'action culturelle de la Sacem en 2003 sera consultable en ligne sur un mode interactif.

Cordialement.
Lilian Goldstein

Vous en pensez quoi de cette réponse ???

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Le numéro 39 du webzine gratuit, votre note : 14,6
Votre note, sur 20, pour ce numéro

 Chanson d actualité...
A la braderie

Une chanson du Nord... en hommage aux lauréats...
A la braderie

Elle lui a dit
ce soir je s'rai à la braderie
et c'est là qu'ils se sont revus
c'est ce soir là
qu'ils se sont vraiment connus
et c'est ce soir là
qu'il la raccompagna
etcetera etcetera...

des histoires comme ça
y'en a au moins trois
dans toutes les rues
vingt trois
dans toutes les avenues

A la braderie
qu'on s'y connaisse
ou qu'on s'y revoie
c'est à la braderie
qu'on laisse
éclater notre joie
A la braderie (bis)


Elle lui a dit
faut qu'je rentre avant minuit
en gars sympa il a sourit
le lendemain
a huit heures seize du matin
dans ses p'tits bras
une femme se réveilla
etcetera etcetera...

des histoires comme ça
y'en a au moins trois
dans toutes les rues
vingt trois
dans toutes les avenues

A la braderie
qu'on s'y connaisse
ou qu'on s'y revoie
c'est à la braderie
qu'on laisse
éclater notre joie
A la braderie (bis)


Il a sourit
quand la belle lui a dit merci
c'était pour ses petits yeux
espiègles un peu
qu'il acheta cette babiole
dont elle raffole
devenue leur idole
etcetera etcetera...

c'est des moules frites
qu'à la va-vite on ingurgite
quand on les noie trop dans la bière
y'arrive qu'les moules
dans l'estomac fassent les fières
tant pis pour la foule
faut bien qu'les moules touchent terre
etcetera etcetera...


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