Le XIVe Dalaï Lama



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Les livres conseillés..

Le fait de vivre dans un pays où les droits de l’homme existent et de pouvoir en jouir entraîne forcément des devoirs et des responsabilités.

Le XIVe Dalaï Lama

– Au-delà des dogmes

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Mensuel gratuit chanson, littérature, observatoire internet, actualité / N°54 Avril 2005

1) Éditorial : N’ayons pas peur... de l’Europe
2) Livres et cd A GAGNER: DE NOUVEAUX créateurs à découvrir...
3) Interview du mois : Valery G COQUANT Parcours d’un auteur de 29 ans
4) Actualité en France : Jean-Paul II et la France - RADIO FRANCE et la GREVE - Jacques Chirac - Général De Gaulle - Tchernobyl 1986 et la France...
5) Réactions à vos réactions : Philippe Hersant STORY
6) Web et réseau : Les sites les plus actifs sur www.autoproduction.info et chansons.org
7) Chanson actualité : BIEN PLUS CELUI QUE JE SERAI

Editorial :   N’ayons pas peur... de l’Europe

Quand on croit qu’un référendum ne changera rien, dire NON peut susciter un petit plaisir d’impertinence... et pourtant...

NON pour exprimer un désarroi face à l’évolution du monde. NON pour exprimer une colère face à la politique nationale. NON à cause d’une directive. NON contre Jacques Chirac. NON contre Valéry Giscard d’Estaing. Non épidermique...
Mais tout cela... ce n’est pas répondre à LA QUESTION...
Une ratification par voie parlementaire aurait-elle été préférable ? L’utilisation du référendum suppose un pays où les citoyens ont la maturité, la cohérence de répondre vraiment à la question.

La question pouvant être reformulée : souhaitez-vous une Europe du traité de Nice ou une Constitution Européenne ?
Souhaitez-vous une France affaiblie, repliée sur son passé, traversée de pulsions extrémistes, sujette à la démagogie ou une France assumant son rôle de locomotive Européenne ?
Les véritables enjeux de ce référendum du 29 mai 2005 méritent mieux que des petites querelles de présidentiables ou ministrables, des petites envolées d’apparatchiks, de médiatiques.

Cette constitution n’est pas parfaite... heureusement !... la perfection n’est pas du domaine politique... (plutôt une illusion poétique) mais elle est un pas en avant par rapport au traité de NICE... Qui plus est fortement inspirée du modèle social français...
Une constitution européenne est naturellement un compromis... et non l’hégémonie d’un pays. Vieil atavisme colonialiste de vouloir imposer à 24 pays l’ensemble de nos conceptions ?

Le débat aurait pu être simple : les anti-Europe appellent à voter NON. Les partisans de l’Europe à voter OUI.
Mais la bande des ANTIS, Le Pen, De Villiers, Laguiller, Besancenot a obtenu des soutiens de poids...
La France est le seul pays où de nombreux pro-européens appellent à voter NON à la Constitution Européenne... soutiennent ainsi les extrémistes.
Incohérence de ces soutiens, des partisans du NON dits pro-européens : la partie critiquée est la partie sociale (dite 3)... qui s’appliquera en cas de NON (cette troisième partie reprenant les traités en vigueur) sans les avancée des parties 1 et 2.
Prétendre qu’un NON français placerait la France au coeur d’une grande discussion est un sophisme. Une discussion avec qui ? Un NON français rappellerait au monde la France 2002.
Le NON à l’Europe serait une suite tristement logique et dramatique de 2002, la tentation extrémiste de l’hexagone.

La France vit encore dans le séisme 2002... (non ce n’était pas un accident) des leaders politiques ont alors perdu leurs repères et semblent penser qu’il en va de leur survie politique de donner des signes aux extrêmes... Laurent Fabius intervient désormais peu, le mal est fait, il laisse bouillir la marmite nationale tout en escomptant s’imposer comme le plus capable parmi la tribu hétéroclite du NON ?

Et dans ce grand jeu politicien des politiques, les électeurs penchent donc vers le NON... selon les sondages... Comme souvent, le scrutin basculera avec le vote des indécis.
C’est donc les favorables à l’Europe qui s’apprêtent à voter NON qu’il faut convaincre : vous vous trompez sur la portée de votre NON.
L’Europe, à 25, finalement, ferait-elle peur ? Oui des pays ont un niveau de vie nettement moindre que celui en France... c’était aussi le cas de l’Espagne lors de son entrée dans l’Union...

Si le 30 mai l’Europe se réveille avec un NON français ce sera le NON à l’Europe d’un pays fondateur... une revanche des anti-Maastricht .
Il convient de rappeler, ce qu’évitent naturellement de dire les partisans du OUI : en 1993, le traité de Maastricht fut ratifié par la France grâce au pouvoir de persuasion de François Mitterrand. Cette campagne confirme aussi que personne n’a aujourd’hui cette faculté de faire pencher la balance du côté de l’intérêt supérieur de l’Europe et de la France.

Un OUI de raison, plutôt qu’une fanfaronnade...
OUI avec l’immense majorité des syndicats Européens, avec l’ensemble des Partis Socialistes... (à l’exception de celui de Malte).

Si le traité de Nice reste notre référence, ce sera donc le marché et la monnaie, une Europe sans voix ni âme, sans ambition, avec des tensions, des extrémistes légitimés, une France affaiblie.
Les appels aux NON ressemblent tellement aux Ni Jospin ni Chirac du printemps 2002... assez pitoyable de voir les plus actifs durant l’entre deux tours, reprendre une antienne qui conduit de nouveau au mur.

Dire NON dans les urnes est populaire en France. Faute de l’oser dans LA VIE QUOTIDIENNE.
Voter NON le 29 mai... laissons cela aux ennemis de la construction européenne ...

Bonnes réflexions,

Stéphane Ternoise,
www.ternoise.net
auteur de chansons


Livres cd A GAGNER :  créateurs à découvrir
Sur http://www.salondulivre.net A GAGNER 3 exemplaires Timidité entre les sexes de Jean-Paul BENGLIA...
L'auteur a eu 25 ans de sa vie amoureuse détruite par une hyper timidité et... ne l'est plus du tout aujourd'hui...
Il explique pourquoi il l'a été, pourquoi il le fut si longtemps et comment sa timidité s'est désintégrée comme neige au soleil.
Selon lui, la timidité amoureuse a d'autres origines que l'estime de soi, peur des autres, etc...
Son origine est un problème de perception et de compréhension de la réalité sexuelle qui nous entoure.
Il propose une nouvelle méthode qui consiste a prendre conscience de ces réalités, les assimiler et les assumer.
Ceci afin de permettre de sortir de la prison dans laquelle la timidité nous enferme. Prison d'autant plus efficace, que les murs y sont invisibles.
Son site : http://www.benglia.com

Sur auto-edition.com : A GAGNER 3 exemplaires Pages de vie de Pierre VALMONT
fragments de vie d’un quêteur de sens aux éditions Pierre Valmont
Extraits : Le samedi est un jour de liesse, un jour de labeur et de joie où vous partez aux champs les outils à la main et le coeur léger comme un paysan heureux de retrouver la terre de ses pensées, libre de débuter votre ouvrage où bon vous semble, libre d’écouter le chant des oiseaux, libre enfin de laisser à demain vos travaux pour aller flâner sur les chemins alentours contempler la beauté du monde et y cueillir quelques idées comme un bouquet de fleurs sauvages.

Comme les enfants, vous vous étonnez de chaque chose ; les pavés sur lesquels vous marchez, ce chemin que vous empruntez chaque jour depuis des mois, ces gens que vous rencontrez chaque matin, ces champs alentours qui entourent les hautes tours grises de la ville en contrebas. Comme les enfants, vous êtes curieux du monde, émerveillé de tant de richesses, de tant de diversité.
Découvrez d’autres extraits de Pages de vie et tous les ouvrages de Pierre Valmont sur le site : http://www.editionsvalmont.com

Après vous avoir fait GAGNER 4 CD... Patrick Hargous vous fait GAGNER 5 CD Différences
Patrick Hargous (dit aussi Bunny), auteur compositeur guitariste, poète, chanteur de cabaret
(il chante surtout en cabaret)
Différences, album 23 titres. A GAGNER SUR chansons.org
Il défend la Chanson Française et les Artistes peu connus, hors des circuits médias et maisons de disque.
Sur son Site http://monsite.wanadoo.fr/patrickhargous : sa discographie, UN ANNUAIRE DE LA CHANSON, des tas d'astuces et d'informations, des adresses Indispensables aux Guitaristes, des MP3, tablatures Guitare, des textes de chansons françaises...
SON LEITMOTIV : dans notre pays il y a d'autres chanteurs qu'à la télévision, ils sont parfois talentueux, parfois ce sont de vrais poètes des mots... Beaucoup trop peu de salles (toujours pleines à craquer) car trop petites nous accueillent...

Un an après vous avoir fait découvrir LA CLANDESTINE, Valery G COQUANT
vous propose de gagner : TOUS LES POSSIBLES
3 EXEMPLAIRES Sur auto-edition.com
Tous les possibles présente 5 ans de la vie d'Alexandre Kolin. 5 années qui vont du bac à l'après Service national, de 1993 à 1998.
Etudes, rencontres... Les ambitions s'affirment avec des projets gentiment fous ou carrément sages. Ces chemins de traverse que l'on emprunte parce que l'on espère accélérer les étapes... et dire au monde qui l'on est.
Il y a les amis fantasques, comme Rodensky, ou loufoques, tel Dimela. Ils sont aussi à la recherche de leur voie. Sans parler de cette intrigante, Tara Gundermann. Avec elle, les chemins frisent l'illégalité. Jusqu'à cette fin pour le moins inattendue...
Quel est l'objet de ce texte? Donner la parole à des jeunes de la Province, qui ne sont pas issus de la France d'en haut, ni de la banlieue. Ces personnages sont à première vue dans la moyenne. Ils veulent s'affranchir des modèles imposés par la société. Ils ne se reconnaissent pas dans les valeurs marketing. Ils se posent des questions sur leur environnement, et peinent à trouver leurs réponses.
Au delà de leurs parcours, on découvre des rues de Lille, des bistros de Valenciennes, jusqu'aux quartiers chics de Paris.
De ce fait, Tous les possibles séduit ou énerve profondément.
Ce livre a reçu la médaille de vermeil de l'Académie des Sciences, Arts et Lettres d'Arras.
Prix d'excellence Renaissance Française Nord Pas-de-Calais.
Commande : Editions SAINT MARTIN - 32 place de la Liberté - 59100 Roubaix - France
TOUS LES POSSIBLES 13 euros

www.autoproduction.info : A Gagner 10 cd AUTOPRODUITS en 2004
ALBUMS issus des envois au prix album autoproduit 2005

http://www.salondulivre.net : GAGNEZ 10 livres édites en 2004
LIVRES issus des envois au prix www.salondulivre.net 2005

Interview du mois :    Valery G COQUANT Parcours d’un auteur de 29 ans
Un an après le recueil de nouvelles LA CLANDESTINE , Valery G COQUANT publie le roman TOUS LES POSSIBLES, aux Editions SAINT MARTIN. Qu’il a crées avec son frère.
Parcours d’un auteur de 29 ans.


- Activité professionnelle officielle ?
- Pour le moment... demandeur d’emploi. En temps normal, je suis chargé de communication interne. J’ai travaillé dans une usine de fabrication de moteurs pour PSA Peugeot Citroën dans le Nord de la France. Ce fut une expérience très riche. Elle m’a donné l’opportunité de découvrir le milieu industriel, avec ses codes, ses exigences. Cela favorise le pragmatisme. A cette époque, l’écriture était un hobby. J’écrivais le soir, après le travail. Depuis que je suis sans emploi, j’ai davantage le temps de me consacrer à ma passion. Cela veut dire aussi que je m’occupe davantage de la vie de mes livres.

- Votre grand-père est votre véritable héros ?
- Je ne le vois pas vraiment comme un héros. C’est davantage un modèle. Son parcours est une véritable leçon de vie. Il est né en Pologne. Il est arrivé en France, il avait 14 ans. C’étaient les années 1920. Il a dû s’accrocher, s’imposer pour exister. Personne ne lui a fait de cadeaux. Petit à petit, il a réussi à faire sa place. Il a montré qu’avec de la détermination et du courage, on peut donner corps à ses espérances. Ce qui m’a épaté, c’est qu’il en tirait une humilité forte. Il ne s’en vantait pas. J’essaye de me conformer à cet exemple. C’est aussi une façon de puiser de l’énergie quand il m’arrive de traverser une période de doute.
- L'énergie... d'abord de participer à des prix littéraires...
- J’ai commencé à m’intéresser aux prix littéraires en 1998/99. Je venais de finir une nouvelle intitulée La Clandestine. Je ne savais pas trop quoi en faire. Je me demandais aussi ce que ce texte valait. J’ai entendu parler d’un concours organisé par un grand quotidien régional... Une amie m’a convaincu de présenter cette nouvelle.
C’était une façon de tester le texte. C’était une façon de le proposer à des lecteurs qui ne me connaissaient pas. On atteignait une certaine objectivité. Je dépassais le cadre des copains.
La Clandestine a été nommée... je ne vous raconte pas les cinq minutes qui ont suivi le moment où j’ai lu les résultats dans le journal.... J’ai été très touché. Ca me rassurait. En même temps, je me suis dit... C’est peut-être la chance du débutant. J’ai donc voulu essayer d’autres concours, pour voir.
Je me suis dit aussi que cela allait peut-être attirer l’attention d’un éditeur.
D’autres concours ont suivi. Avec toujours l’idée de tester les textes. Je les vois comme un banc d’essai. Cela permet aussi de se faire connaître. Surtout auprès d’un public local, ou régional.
Maintenant que mes nouvelles sont publiées, un bon résultat à un concours peut être un plus auprès du public. Il l’interprète comme un gage de qualité.

- Références littéraires ?
- Mes références littéraires me portent vers Romain Gary. Ce type est un phénomène. Il est pratiquement impossible de dissocier sa vie de son oeuvre. L’ensemble forme un bloc assez impressionnant. Il a voulu vivre en suivant les valeurs qu’il mettait dans ses romans. Il n’était pas spécialement en phase avec les modes ambiantes. Ca lui a valu des inimitiés assez fortes avec ses contemporains. Pour faire simple, Gary avait un sens aigu de sa liberté de penser.
Et puis il a une vision des choses pleine d’humanité. Ses livres militent pour le respect de l’homme, contre tous les « ismes » possibles. Sans doute parce qu’il a pris part à la seconde guerre mondiale, et qu’il a été témoin d’événements atroces.
Je suis sensible aussi à Georges Simenon... Lui aussi a un regard très particulier sur la société. On a l’impression que l’intrigue de ses livres n’est qu’un prétexte pour parler de son environnement. C’est flagrant dans les Maigret. Il s’agit presque d’études sociologiques.
Il y a aussi Stephen King, surtout pour son recueil Différentes saisons.
Tous sont des auteurs du XXe siècle. Dans le XIXe, j’ai énormément de respect pour Balzac. Vous vous rendez compte, s’il avait pu aller au bout de la Comédie Humaine...
Mes références ne sont pas que littéraires. Je puise aussi dans le cinéma, du côté de Jean Pierre Melville ou Jean Pierre Genet. J’aime leurs univers. D’un côté, on est chez un ascète. Son style est épuré à l’extrême... Genet, lui, c’est la poésie. Il raconte des contes. C’est plein de fantaisie partout.

- Ambition artistique ?
- Mon ambition est de proposer au lecteur des histoires qui l’amènent à sortir de son quotidien. En suivant mes personnages, je l’invite à découvrir des univers particuliers... ce peut être le monde de l’édition comme dans la nouvelle Berg, ou le monde des trafiquants d’art, comme dans mon nouveau roman Tous les Possibles. Là dessus, j’ajoute une touche d’humour, avec un soupçon d’absurde.
Par la même occasion, le lecteur en arrive à se poser des questions sur notre société. Le but est de le faire réagir. D’une certaine manière, mes livres sont conçus comme des témoignages sur notre temps. Cela explique que mes livres séduisent, ou irritent. De toute façon, plaire à tout le monde, c’est n’intéresser personne.


- Ecrit-on d’abord pour soi ?
- Je pense que oui. C’est une façon de se donner de ses nouvelles. On fait le point sur ses coups de coeur ou de gueule.
Pour moi, l’écriture est un moyen de m’oxygéner l’esprit.
Vous savez, je fonctionne un peu comme une éponge. J’emmagasine énormément de choses. Cela dépend de mes rencontres, d’une situation vécue, ou d’une anecdote que l’on m’a racontée. Ensuite, ces différentes pièces s’assemblent. Elles mûrissent. Elles me soufflent des idées, une intrigue. Un moment, des personnages se profilent. Une fois qu’ils ont clairement identifiés, que leur environnement est posé, je commence à écrire. Au fur et à mesure que j’avance, j’évacue tous ces matériaux. Cela me libère, et je peux passer à autre chose.
Est-ce à dire que mes livres sont autobiographiques ? Ils le sont, dans la mesure où ils s’abreuvent à ma sensibilité. Ils s’inspirent d’éléments puisés dans mon vécu. Ils reflètent mon éducation, ma formation, mes goûts et autres affinités. Mais ça s’arrête là.
Ce sont des romans ou des nouvelles, avec tout ce que cela comporte d’imaginaire, et d’invention. Je reconstruis à ma manière.

- Valéry Coquant, auteur militant ?
- Auteur militant ? Votre formule est très belle. Elle m’intimide un peu. Etre militant, cela veut dire que l’on défend une cause. On cherche à la promouvoir. Ca fait très sérieux, je trouve.
Que trouve-t-on dans mes livres ? prenons l’exemple de Tous les possibles, si vous le voulez bien.
Les personnages sont jeunes pour la plupart. Ils ont une vingtaine d’années. Ils ont du mal à exister dans notre société. Et pour cause... Horizon professionnel bouché ! On leur a dit de faire des études car le diplôme était le meilleur rempart contre le chômage. Ils ont eu leur diplôme. Maintenant, on leur reproche d’être diplômés. Ils coûtent trop cher à embaucher. C’est assez paradoxal non ? Cela donne l’impression d’un énorme gâchis. Tout ce potentiel que l’on fout en l’air...Il ne faut pas s’étonner après, que l’un d’entre eux se laisse tenter par les sirènes de l’argent facile... Va-t-il d’ailleurs résister, ou prendre part à ce trafic d’art ?
Il n’y a pas que ça. Mes personnages ont du mal à accepter le modèle que l’on veut leur imposer. Vous savez, la pensée unique, et tous ces trucs qu’on nous refile via le Loft, La Ferme, et toutes ces conneries.
Mes personnages ne sont pas des révolutionnaires enragés. Ce sont juste des personnes de bonne volonté, pleines de bon sens. Elles veulent juste choisir leur vie. Elles ne supportent plus d’être prises pour des pigeons par quelques multinationales, ou par des politiques à bout de souffle et moralisateurs.
Heureusement, ces gens ont beaucoup d’humour. Ils cultivent même une certaine dérision. Sinon, ce serait insupportable !!!
Donc, vous voyez, mes livres donnent la parole à des personnes comme vous et moi. Des gens qui n’existent pas forcément dans les médias, parce qu’ils sont trop ordinaires. C’est une manière d’attirer l’attention sur leurs joies, leurs doutes et leur malaise. C’est ma manière de dire qu’ils ne sont pas tout seuls. Ils méritent le respect.
Si tout cela permet de dire que je suis un auteur militant, en toute objectivité, alors... oui.

- Lors d’une conférence suivant la sortie de votre roman, expliquant votre parcours, vous vous être exclamé en parlant du compte d’auteur j’ai failli signer. Ce qui m’a sauvé, c’est que je n’avais pas la somme . Pourriez-vous décrire cet engrenage où un auteur se sent obligé de signer un chèque de 10 000 euros ?
- Cet engrenage est très classique. Depuis que je participe à des salons du livre, je ne cesse de croiser des auteurs qui l’ont connu. Pour certains, cela a laissé des marques assez fortes. Ils sont déçus, parfois même aigris.
Au départ, il y a la fierté du travail accompli. On vient d’arriver au bout de l’écriture d’un ouvrage. Ce peut être un roman, un recueil de nouvelles, un essai... On fait lire ce texte à des proches. Ces derniers sont assez étonnés. Puis ils encouragent à continuer. On s’enhardit. On décide de s’essayer à des concours. Les résultats sont plutôt positifs. On se prend à rêver. On se sent en confiance. Pourquoi ne pas s’adresser à un éditeur ? On enchaîne les courriers destinés aux grandes maisons parisiennes. Les plus connues... Pas de réponse. Ou alors, c’est une lettre type qui précise que le bouquin ne correspond pas à la ligne éditoriale, à moins qu’il n’y a pas de place dans les collections. Déception. A ce stade, on peut ranger les manuscrits dans un tiroir dont on jette la clé. A moins... A moins de contacter cet éditeur dont on a vu la publicité discrète, dans un magazine. Il est écrit Maison d’édition recherche pour ses collections de nouveaux auteurs . Pourquoi ne pas essayer ? Et là, surprise... Très vite, on reçoit une réponse enthousiaste. On en oublie les désillusions passées. Enfin quelqu’un de réceptif. La réponse est accompagnée d’un contrat... On y parle de tirage, de publicité, de droit d’auteur... cela dure trois pages. On croit que cette fois, c’est la bonne. On va être publié ! Il y a ce paragraphe, à la fin du courrier. On est publié, mais il faut s’engager à verser de l’argent. Beaucoup d’argent. 10 000 euros en moyenne... Dans la plupart des cas, les auteurs, fatigués d’essuyer des refus, ou las de chercher des professionnels qui daignent vraiment prendre le temps de découvrir leur oeuvre, signent. Ils payent. Ils ont la satisfaction de voir leur manuscrit prendre la forme d’un livre. Ils découvrent dans la foulée que ce n’est que le début... Car ce livre, il faut qu’il vive. Il doit apparaître dans la presse, il faut qu’on en parle. Or, que fait l’éditeur ? Rien. Ces gens se rendent compte qu’ils ont été trahis. Ils ont payé fort cher un simple service d’impression. S’ils veulent de la promotion, ils doivent la faire eux même. Ils découvrent la joie du compte d’auteur. Ces quelques maisons génèrent un volume d’activité assez impressionnant. Elles vivent sur le rêve de leurs clients. Elles trahissent leurs espérances. La plupart de ces auteurs n’osent se plaindre. Ils subissent en silence, et essayent d’écouler tant bien que mal, salon après salon, leur stock... Quand ils ont pu le récupérer. J’ai failli suivre ce chemin. Mais comme je n’avais les sommes nécessaires, je n’ai pas donné suite. C’est à ce moment que mon frère, tirant le raisonnement à son terme, s’est demandé si on ne pouvait pas faire quelque chose nous même. En effet, il m’était très difficile de réussir à intéresser un éditeur... A moins avec de la chance ou à l’ancienneté. On pouvait peut-être tenter le pari de l’auto-édition... Cette solution était celle qui s’adaptait le mieux à nos faibles moyens. Au moins, en faisant tout nous même, sans intermédiaires, on pourrait s’y retrouver... A savoir, proposer le livre au public, et même, pourquoi pas, ne pas perdre de l’argent. Cela exige beaucoup de temps, d’énergie. Nous avons eu la chance de susciter la sympathie de quelques journalistes locaux. Ils ont présenté mon premier livre, La Clandestine...


- Vous devenez donc votre propre éditeur, EDITIONS SAINT MARTIN...
- Au début, il s’agissait juste de lancer La Clandestine. Et puis, on s’est rendu compte que le livre plaisait. On a commencé à avoir des lecteurs qui nous contactaient. Ils nous encourageaient. Ils demandaient à quand le prochain... Il y avait aussi des remarques sur la qualité des livres. On s’est penché sur ce point. On est d’ailleurs toujours en train de le travailler afin d’améliorer ce que nous proposons au public. En fonction de ces contacts, on a voulu se perfectionner... On est toujours en train de se demander ce que l’on peut corriger... Nous sommes toujours à la recherche d’un mieux. Cela veut dire qu’il faut du temps, de l’énergie. Maintenant, depuis que nous faisons les Salons du livre, nous réalisons que nous sommes à la croisée des chemins. Soit nous continuons comme ça, mais les gens risquent de se lasser de notre image de sympathiques amateurs. Soit on passe à la vitesse supérieure, en créant une structure professionnelle. C’est sur ce point que nous travaillons, mon frère et moi.
- Après deux livres... les plus grandes difficultés de l’auto-édition ?
- Les difficultés arrivent une fois que l’on va au devant du public. C’est particulièrement vrai quand on se rend sur un salon du livre. Je m’explique. Il n’est pas rare de croiser des gens qui nous snobent, sous prétexte que nous ne sommes pas édités par la voie normale. Pour ces gens là, être son propre éditeur est un handicap. Dans leur esprit, cela veut dire que je n’ai pas su être publié par un vrai éditeur. Donc, mes textes ne valent rien. Ces gens là oublient que Proust, Pagnol, et quelques autres, ont commencé comme ça. Avec mon frère, j’ai même entendu un monsieur dire à son épouse : ces petits auteurs, ils ne méritent pas qu’on s’arrête à leur stand ... Non mais des fois !!! Ce qui est encore plus rageant, c’est que ce type n’a même pas daigné jeter un oeil sur la 4ème de couverture... Ils n’ont aucune idée de ce qu’est la réalité du monde de l’édition aujourd’hui. Quelquefois, en prenant le temps de discuter avec nous, certaines de ces personnes reconnaissent avoir été un peu hâtives dans leur jugement. Ils acceptent alors de nous prendre un bouquin. Heureusement, ces esprits obtus sont minoritaires. Hélas, ils existent. Donc, pour moi, la grande difficulté, c’est rendre crédible notre démarche.
- Après 2 livres... les avantages de l’auto-édition ?
- Les avantages de l’auto édition sont nombreux. Le principal, c’est que vous êtes votre propre patron. Vous contrôlez tout le processus, depuis l’écriture, jusqu’au produit fini, le livre. Dans la même optique, vous avez la parfaite maîtrise de votre budget. Tout est transparent. Vous connaissez les coûts, vous savez à quoi ils correspondent. Pour les droits d’auteur aussi, c’est pareil. Même chose pour la promotion et la diffusion. Vous êtes sûr que votre livre circule, et ne reste pas dans un hangar anonyme... Quand tout cela est fait, vous vous rendez compte que vous fonctionnez comme une petite entreprise. Vous gérez un stock, un budget. Vous êtes directeur commercial et chargé de communication. C’est vraiment un défi. Il faut être un peu mégalo pour se lancer là dedans (sourire). En même temps, cela vous apprend à rester simple et modeste, car chaque jour, il faut se remettre en question si on veut progresser. Les inconvénients découlent de ces qualités. Il faut du temps pour mener à bien toutes ces démarches.
- Le regard de vos proches a-t-il changé ?
- Le regard des proches, plus exactement, celui de la famille hésite entre respect et consternation. Respect parce que je me suis lancé dans une voie qui exige du courage et de la détermination. C’est quelque chose de gonflé. Il n’est pas dit que dans la même situation, ils se soient lancés dans l’aventure. Mais passé ce premier cap, ils versent dans la consternation. Ils ont peur pour moi. Ils craignent le pire. Cela commence à s’atténuer... Mais j’entends encore quelquefois ce genre de réflexions : Comment vais-je vivre ? Je ferais mieux de trouver un vrai métier. Etc... Les amis, par contre, commencent à réaliser l’ampleur de mon implication. Ils comprennent que ce n’est pas une lubie. Certains sont venus me voir à des conférences, ou sur des salons. Ils ont vu la réaction des personnes présentes. Ca les a un peu épatés. Pour eux, je passe pour un aventurier, quelqu’un qui refuse les sentiers battus. C’est assez amusant. Mais d’une manière générale, chez les proches ou les moins proches, vous avez des esprits chagrins, qui vous prédisent le pire. Si on les écoutait, on ne tenterait jamais rien. Vous avez aussi les enthousiastes qui n’en peuvent plus de vous encourager. C’est plus gai. Est-ce que leur avis change ? Les pessimistes se taisent, les autres continuent. Moi, je regarde ça bon enfant. Je fais quelque chose qui me plait, qui me permet d’exister sans tricher... C’est tout ce qui compte.
- Pour être vraiment écrivain, il faut accepter de vivre pauvrement durant des années, même des décennies, ou comme Proust, avoir une fortune. Partagez- vous cette opinion ?
- On n’est pas non plus obligé de vivre comme des nababs. Mais il faut reconnaître qu’il est dur de vivre de sa plume. D’ailleurs, tous les auteurs que j’ai rencontré sur des salons, qu’ils soient très connus ou non, exercent une profession qui assure le quotidien. Cela leur procure une tranquillité d’esprit, un certain confort. Il faut être réaliste aussi. A moins de vendre plusieurs centaines de milliers d’exemplaires, les droits d’auteur versés par un éditeur traditionnel ne permettent pas d’assurer un minimum vital. En plus, en attendant que ces droits soient versés... Il s’en passe des choses. Je pense que l’auto édition peut être une alternative. En développant son activité, en payant de sa personne, et en produisant régulièrement, de manière à se faire connaître et fidéliser des lecteurs, on peut commencer à s’en sortir dignement, et honnêtement. Mais il faut reconnaître que l’on doit avoir la foi. C’est une course de fond. Si on pense faire ça en dilettante, juste pour le fun, on risque d’avoir des surprises.

- Etre écrivain et travailleur indépendant semble difficile à faire accepter en France. Poids de l’histoire de l’édition ? Qu’en pensez-vous ?
- J’ai résolu le problème en me présentant partout comme un auteur. C’est beaucoup plus simple. Les gens restent avec leurs illusions. Vous sentez parfois qu’il ne faut pas ôter la part de magie. En France, on se fait une certaine idée de l’écrivain... Si vous ne cadrez pas avec les grandes lignes, on vous ignore, ou on vous démolit. Donc faisons simple ! Tout le monde y gagne. Cela n’exclut pas un effort de pédagogie ou d’explication mais auprès des personnes vraiment intéressées par l’écriture, ou simplement sensibilisées au livre. Ce n’est pas une attitude méprisante, loin de là. C’est du pragmatisme. Ces personnes discutent ensuite avec leurs proches, leurs amis, et cela fait tâche d’huile. Quant à savoir si c’est dû au poids de la tradition... Je crois que c’est dû à la circulation d’histoires fabuleuses. Elles ont donné l’impression que c’était facile. Il suffisait de poster le manuscrit chez l’éditeur, et crac ! Succès garanti ! Vous avez les cas de Radiguet, de Françoise Sagan... Le grand public s’est focalisé sur ces phénomènes... savamment instrumentalisés par les éditeurs, mais surtout, entretenus par les médias. Cela fait un tout qui alimente les mentalités. Les gens n’ont pas cherché à savoir ce qui se passait réellement dans les arrières boutiques. C’est comme au cinéma. Tout le monde parle des vedettes, rarement des milliers d’anonymes qui vont vivre le spectacle. De vous à moi, je pense que l’on commence, doucement, frileusement, à connaître une évolution... Mais c’est pas gagné.

- Internet, vos attentes ?
- Internet nous semble être un outil supplémentaire afin de nous faire connaître. Cela nous permettrait d’aller plus loin que notre région, pour ainsi, élargir notre public. Déjà, avec une simple boîte aux lettres, nous commençons à recevoir des courriels de lecteurs. Parfois, c’est une commande. L’enjeu n’est pas de faire de la vente pour le seul plaisir de faire du bénéfice. Il s’agit simplement d’avoir les moyens de développer notre aventure. Chaque livre vendu est une victoire qui nous donne les moyens d’avancer, de nous perfectionner. Je pense notamment à mon prochain livre... Nous considérons donc Internet comme un vecteur au service de notre liberté de création.
- L’avenir ?
- L’avenir ?... Hummm... Déjà, finir 2005 dans de bonnes conditions, et arriver au bout de mon prochain livre. A terme, ce serait vraiment bien de pouvoir vivre de ma passion. Sinon, c’est vrai qu’avec mon frère, je fais tout pour que Saint Martin progresse. Pas contre les autres éditeurs, mais à côté d’eux. Quant à savoir si je souhaite être repéré par un grand éditeur ayant les moyens de mes ambitions... Je ne sais pas. C’est un rêve secret, à la limite du fantasme, mais après ? D’une certaine manière, cela voudrait dire que nous avons eu raison de nous accrocher. Ce serait une forme de reconnaissance de nos efforts. Ce serait aussi un super hommage aux premiers lecteurs, ceux des débuts. Mais je ne suis pas sûr d’avoir autant de liberté que maintenant. Et puis, est ce que je ne serais pas obligé de me forcer à produire, produire et encore produire pour respecter un contrat... Cela risque de nuire au plaisir d’écrire, et donc à terme, au plaisir de me lire. Et puis, je ne suis pas sûr que mes livres seraient vraiment mieux distribués. Quant à la promotion... Vous savez, les éditeurs n’engagent des frais que sur des auteurs qui ont déjà largement faits leurs preuves. Les autres... Ils continuent de ramer. J’en vois pas mal sur les salons. Ils ont commencé comme nous, jusqu’au jour où ils ont signé chez un grand éditeur... Maintenant, ils regrettent. Ca n’a pas changé grand’chose à leur quotidien. Ils se dépensent toujours autant pour exister. Mais bon, pour l’instant, je me contente de dire pourvu que ça dure... Mais en mieux !


Editions SAINT MARTIN
32 place de la Liberté
59100 Roubaix
France
TOUS LES POSSIBLES 13 euros 14,50 EUR
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LA TRADITIONNELLE RENCONTRE avec OSCAR WILDE : www.lewebzinegratuit.com


 Actualité
a) Quelques jours plus tôt, la polémique sur le maintien en vie de manière artificielle déchirait l’Amérique autour du cas Terri Schiavo, dans le coma depuis 15 ans suite à un accident vasculaire et finalement débranchée .
G. W. Bush avait même tenté de la sauver avec une loi spécifique, au nom d’une culture de la vie .

Puis Jean-Paul II, dans un Occident qui cache de plus en plus la mort, a décidé de ne pas retourner à l’hôpital. Nul doute que la médecine aurait pu le garder vivant durant des mois.
Jean-Paul II est resté au Vatican. Et ses actes furent en conformité avec ses paroles du respect de la vie. Mort quasi en direct qui a parfois choqué... en France... où l'on préfére cacher la souffrance, la maladie, la mort.
Jean-Paul II si souvent caricaturé... je n’aurais certes pas signé la majorité de ses écrits (j’en ai d’ailleurs peu lus)... mais même au sujet des moeurs ... je n’ai jamais été scandalisé, surpris, que le pape ne suive pas la dérive de son époque...

En France : pitoyable polémique sur la mise en berne des drapeaux sur les édifices publics. Michel Charasse, ancien ministre, obtenait une tribune pour dénoncer cet hommage. L’Etat laïque devrait être aveugle !
Quel scandale ! Jacques Chirac assista même à une messe à Notre-Dame !... il assiste bien à des matches de foot...
Un état laïque peut s'incliner devant l'un des Hommes qui resteront dans l’Histoire...

N’ayez pas peur. La fondamentale injonction de Jean-Paul II aux peuples alors en lutte contre leur oppresseur communiste.
Alors que Pie XII n’avait pas osé s’élever contre le nazisme, Jean-Paul II sut lutter contre le communisme, sa voix fut essentielle.

N’ayez pas peur... aujourd’hui, renvoie, pour moi, à Arnaud Desjardins... dont les écrits me sont plus familiers que ceux du pape de ma jeunesse...
L’audace de vivre d’Arnaud Desjardins : N’ayez pas peur. La force de vie en nous, en vous, en chacun, est purement rassurante si nous la découvrons à sa source. Si vous retrouvez la vie, si vous osez vivre, si vous osez vous ouvrir, vous verrez combien ce qui, aujourd’hui, domine vos existences, les peurs, les souffrances, les drames, les attachements, les émotions, les pensées qui vous harassent, combien cette prison va déjà relâcher ses liens. Choisissez de vivre.


b) Quelques jours avant une négociation salariale programmée depuis des mois :
En raison de l’arrêt de travail d’une certaine catégorie de personnel, nous ne sommes pas en mesure de vous proposer notre programme habituel.
Jean-Paul Cluzel, Président de Radio France, dénonce des syndicats qui veulent détruire l’entreprise publique
Ils sont moins de 10% du personnel et bloquent l’antenne.
assistants d'édition, assistants à la réalisation radio, régisseur d'orchestre ou de chorale, personnels d'antenne de radios locales, décorateurs, pompiers, coursiers et responsables du courrier interne.
Ils exigent une prime de 270 euros... première information... je pense... ça ne va durer... mais les 270 euros réclamés sont... mensuels !...
270 euros pour 2500 personne, soit 10 millions d’euros par an... quand l’augmentation de l’ensemble de l’entreprise peut atteindre 12 millions d’euros !...
Les grévistes ont une solution : il suffit de demander une rallonge au gouvernement !...
270 euros mensuels... 3240 euros par an !

Bon... quand même pas écouter NRJ ou Antenne d’Oc !... finalement à 13 heures et 18 ou 19 heures un journal sur France-Inter ou France-Culture... presque chaque jour... c’est déjà ça !...

19 JOURS DE GREVE... et une augmentation mensuelle de 117 euros pour 180 salariés, de 95,59 euros pour 187 employés et de 86,90 euros pour 621, de 52,14 euros pour 108 personnes. Et les personnels techniques et administratifs continueront des négociations comme au bon vieux temps , sans le « nouvel instrument salarial » accepté l’an dernier par les journalistes.

c)Certes, les arrières pensées politiques de Nicolas Sarkozy doivent exister... : L'UMP rembourse les emplois fictifs du RPR...
La mairie de Paris l’a annoncé : l'UMP rembourse 889.618,64 euros, les salaires des six emplois fictifs du RPR payés par la Ville entre 1990 et 1995. Jacques Chirac était alors maire de Paris.

Devant le tribunal correctionnel, comme devant la cour d'appel, Alain Juppé, alors secrétaire général du RPR et adjoint aux Finances de Jacques Chirac, avait nié le caractère frauduleux de ces emplois... Mais le tribunal et la cour ne l’avaient pas suivi et Alain Juppé a été condamné à 14 mois de prison avec sursis et un an d'inéligibilité.

d) Philippe Val... il m’arrive encore d’entendre ses chroniques... quand le lundi j’allume la radio un peu en avance pour les informations de dix-neuf heures... Philippe Val dénonce : destruction de la culture ... cette émission est la pire merde que la télé n’ait jamais produite...
L’heure est grave ? c’est quand même une émission présentée par le diable et le bon Dieu ... Relativisons : Thierry Ardisson et Michel Drucker .
Mais non ! Ce n’est pas grave, c’est Philippe Val... en cause, une émission de télé, sur France 2, désignant les plus grands français de tous les temps... Jean-Paul Sartre est dans les profondeurs du classement, 96eme, devancé par Tino Rossi !

Certes, même si j’avais eu la télé, je n’aurais pas perdu trois heures devant cet écran... mais j’ai lu le classement :
le général Charles de Gaulle - Louis Pasteur - L'abbé Pierre - Marie Curie - Coluche - Victor Hugo - Bourvil - Molière -Jean-Yves Cousteau - Edith Piaf.
C’est même sociologiquement intéressant ! j’ai même dans cette optique lu la suite du classement, cent classés... (ni Philippe Val ni Patrick Font)
La suite :
- Marcel Pagnol - Georges Brassens - Fernandel - Jean de la Fontaine - Jules Verne - Napoléon - Louis de Funès - Jean Gabin - Daniel Balavoine - Serge Gainsbourg - Zinedine Zidane - Charlemagne - Lino Ventura - François Mitterrand - Gustave Eiffel - Emile Zola - Soeur Emmanuelle - Jean Moulin - Charles Aznavour - Yves Montand - Jeanne d'Arc - Maréchal Leclerc - Voltaire - Johnny Hallyday - Antoine de Saint Exupéry - Claude François - Professeur Christian Cabrol - Jean-Paul Belmondo - Jules Ferry - Louis Lumière - Michel Platini - Jacques Chirac - Charles Trenet - Georges Pompidou - Michel Sardou - Simone Signoret - Haroun Tazieff - Jacques Prévert - Eric Tabarly - Louis XIV - David Douillet - Henri Salvador - Jean-Jacques Goldman - Jean Jaurès - Jean Marais - Yannick Noah - Albert Camus - Dalida - Léon Zitrone - Nicolas Hulot - Simone Veil - Alain Delon - Patrick Poivre d'Arvor - Aimé Jacquet - Francis Cabrel - Brigitte Bardot - Guy de Maupassant - Alexandre Dumas - Honoré d! e Balzac - Paul Verlaine - Jean - Maximillien Robespierre - Renaud - Bernard Kouchner - Claude Monet - Michel Serrault - Auguste Renoir - Michel Drucker - Raimu - Vercingétorix - Raymond Poulidor - Charles Baudelaire - Pierre Corneille - Arthur Rimbaud - Georges Clémenceau - Gilbert Bécaud - José Bové - Jean Ferrat - Lionel Jospin - Jean Cocteau - Luc Besson - Tino Rossi - Pierre de Coubertin - Jean Renoir - Gérard Philipe - Catherine Deneuve - Serge Reggiani - Gérard Depardieu - Françoise Dolto

Pour résister à la pression de la médiatisation il faut vraiment être entré dans l’histoire ! imaginons une autre question dans cent ans : qui se souvient de ces noms ?
L’histoire saura faire le tri.
Coluche - Bourvil - Jean-Yves Cousteau - Edith Piaf passeront-ils l’épreuve ? Et même l'abbé Pierre ?
Certes, après les dix premiers, on retrouve des noms dont la grandeur fait encore plus sourire : Louis de Funès - Michel Sardou – David Douillet - Dalida - Léon Zitrone - Patrick Poivre d'Arvor et même Francis Cabrel suivi de Brigitte Bardot... Est-ce pour rire que des téléspectateurs votent ainsi... ou par réflexe de fan ? Conséquence du matraquage télévisuel...
Il est aussi intéressant de noter : pour résister à l’épreuve du temps, mieux vaut atteindre l’art majeur que l’Elysée...
Quel aurait été le classement en 1900 ?
Quant au classement de Jean-Paul Sartre... certes, pour de nombreux médias, selon l'expression devenue quasi caricaturale, il valait mieux avoir tort avec Sartre que raison avec Aron... Que Raymond Aron soit ainsi déjà oublié est triste pour la pensée... mais l’histoire saura peut-être le sortir de l’injustice de son époque... c’est aussi, au-delà de sa faculté de renvoyer les usurpateurs au néant, une des grandeurs de l’histoire : rendre justice à des GRANDS combattus par les médiatisés de leur époque.
Est-ce la pire des émissions ? Je doute fort que la télévision, à une heure de grande écoute, évoque rarement Louis Pasteur, Marie Curie, Victor Hugo et Molière...

e) 26 avril 1986 : Tchernobyl. Incident. Accident. Catastrophe. Rejet dans l'atmosphère de nombreux corps radioactifs, dont l'iode 131 qui se fixe sur la glande thyroïde, où il peut provoquer un cancer.
Une parade existe : administrer des pilules d'iode stable, non dangereux, qui sature l'organe, empêchent l'iode 131 de s'y fixer.
L'Allemagne et l'Italie décrètent l’interdiction de consommer du lait et des légumes frais, les premiers contaminés par le dépôt des éléments radioactifs. En France débute alors la première cohabitation avec François Mitterrand à l’Elysée et Jacques Chirac à Matignon...
Sûrement pour ne pas effrayer la population d'un pays fortement nucléarisé, les autorités françaises minimisent l’impact de cette catastrophe ?

Faut-il encore utiliser les points d’interrogation ?
L’état a-t-il caché les informations relatives à la radioactivité émise à Tchernobyl?
Depuis 1986 de nombreux contre-experts l’affirment.
Depuis 2000 des malades du cancer de la thyroïde, essayent de se faire entendre.

En mars 2001, l'Association française des malades de la thyroïde, 51 malades et la Commission de recherches et d'informations indépendantes sur la radio- activité (Criirad), ont déposé une plainte contre X pour défaut de protection des populations contre les retombées radioactives de l'accident.
Pour ces parties civiles, les services officiels français ont menti et sous-évalué les contaminations des sols, de l'air et des aliments, ont failli dans leur mission de protéger la santé de la population française.
Mais il existe peu de valeurs sur la contamination des sols, de la végétation et des aliments. Heureusement, dès 1986, un réseau de mesures radiologiques indépendant fut créé, la Criirad. Et la radioactivité relevée fut nettement supérieures à celles des autorités de contrôle. En 2001,elle a d’ailleurs publié ses propres cartes.

Paul Genty et Gilbert Mouthon, experts, ont remis une rapport d'étape au juge d'instruction Marie-Odile Bertella-Geffroy, rapport communiqué aux parties civiles le 25 mars 2005.
Le rapport stigmatise le Service central de protection contre les rayonnements ionisants (SCPRI) alors présidé par le professeur Pierre Pellerin,
Le SCPRI avait pleinement connaissance du dépassement quelquefois très important des valeurs de la radioactivité,
le SCPRI n'a visiblement pas restitué toutes les informations qui étaient en sa possession aux autorités décisionnaires ou au public
Les risques de contamination ont toujours été niés ainsi que l'irradiation de la population avec, pour conséquence, l'absence de toute prophylaxie et en particulier l'absence d'administration d'iode.

f) Des nouvelles des Etats-Unis qui concernent directement notre vie quotidienne. En Virginie (où siége Aol) un homme de 30 ans envoyait des millions d’e-mails indésirables (des spams) par jour. Il est condamné à 9 ans de prison ferme. Pour des raisons de droit... la sentence contre le spammer est placée en attente

g) Je n’ai pas vu ni écouté le dialogue de Jacques Chirac avec des jeunes au sujet de la constitution européenne... comme Jean-Luc Mélanchon... mais lui s’est empressé de le commenter dans tous les médias
Avait-il préparé son commentaire depuis un mois ?

h) DOSSIER - TELECHARGEMENT MUSIQUE... Relire la Lettre , bimestrielle des sociétaires sacem... Juin-Juillet 1995 :
Sous le titre : Pirates !!!
Dans un récent numéro de la Gazette du Palais , Thierry Desurmont (directeur général-adjoint de la Sacem) indiquait les chiffres de la piraterie en France : 3,8 millions de disques en 1993 pour un chiffre d’affaires de près de 41 millions de dollars (plus de 200 millions de francs). Les vidéocassettes pirates portent pour leur part un préjudice estimé à 600 millions de francs par an

Réactions à vos réactions (au dernier webzine...)

Philippe Hersant STORY
Le webzine ayant suscité le plus de réactions.
Nombreux messages de soutien : tenez bon, tiens bon, ne vous laissez pas intimider, courage...
Quelques insultes et moqueries au sujet du con tribuable Suisse Philippe Hersant
Quelques conseils de soumission : il vaut mieux prendre un avocat et essayer de trouver une solution.
Quand même un bien fé pour ta geule (j’ai hésité : modifier l’orthographe ou la restituer dans toute sa splendeur)
Des propositions de pétitions, campagnes de soutien, d’une grande opération nationale ANTI PARU VENDU avec de grandes boules des torchons PARUVENDU chiffonnés, devant les accueil PARUVENDU...

Idée : réserver un nom de domaine en modifiant l’orthographe PARU VENDU ou en ajoutant une lettre ou un terme... j’ai aussi eu cette idée... et pour le cas où... j’ai réservé paruvenduxxxxx.net
La première personne m’envoyant la signification de ces xxxxx avant le 15 juin, recevra un exemplaire du livre CHANSONS D’AVANT L’AN 2000.
Aussi trois demandes... pour acheter paruvendu.net... dans l’optique d’en faire un site d'annonces gratuites. Et de mener combat du pot de terre contre le pot de fer
Quelques journalistes aussi... quelques articles dans la presse écrite... indépendante... sont prévus...

OBSERVATOIRE INTERNET et réseau ternoise.net
Si vous saisissez auto-édition dans www.google.fr, www.auto-edition.com n'arrivait PLUS en tête... maintenant c'est... PARFOIS ! Surprenant... certains jours en tête, certains jours TOTALEMENT ABSENT ! donc pas d'information indépendante ces jours-là.
Raison ? Est-ce qu'un annonceur a su convaincre Google ? Aucune réponse ACCEPTABLE de GOOGLE (réponses BATEAUX)... donc... DEUX NOUVEAUX SITES...

auto-edition.info ET auteur-editeur.net
Vos LIENS peuvent les rendre POPULAIRES... APRES... on verra la réaction de Google...

Si vous avez un site, n’hésitez pas (vous en avez l’autorisation) à reprendre la grille de demande des informations de l’auto-édition : il vous suffit de copier coller le code ci-contre (les plus experts en HTML peuvent , naturellement, modifier la mise en page, adapter le texte...) Préférable : testez avec votre propre adresse e-mail que vous recevez bien la documentation


- www.autoproduction.info ONZIEME CLASSEMENT :
1) Madir-Music Production
http://www.madir-music.com musiques des îles, séga. Moutia, Maloya, Sallec, Compilation Fiesta de l'Océan Indien Vol 1: île Maurice: Clency Marie, Michel Legris, Groupe N'Sel, Linlin & Ariane
Seychelles: Jean Marc Volcy, Giselle Jean-Louis; Madagasc-r: Groupe Trait d'union, Toria, La Réunion.


2) stars De Demain : versant annuaire des chanteurs et des professionnels du spectacle-annuaire pour chanteurs et professionnels du spectacle.
http://www.123ici.com/annu.asp?num=24

3) John Barleycorn :
John Barleycorn Mais les indiens...-site officiel du groupe John Barleycorn. 2 titres en écoute. influences : Bashung, Wyatt, Gainsbourg... Découvrez les 2 concepts albums : le détroit de suzy blue et entrechocs.
http://www.u-blog.net/johnbarleycorn

- chansons.org NEUVIEME classement :

1) superfly.fr : Boutique DVD et Disques Vynils Paris - Plus qu’un site web, Superfly est aussi une boutique située en plein coeur de Paris.
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3) www.art-oseur.com : Les Etoiles à matelas - Une chanson française au gré du vent, des notes et des mots. Une musique et une voix (Agnès Leroy) à écouter...
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 Chanson d actualité...

BIEN PLUS CELUI QUE JE SERAI

Tu regardes des photos
Tu as recueilli des propos
De ceux qui prétendent m’avoir bien connu
M’ont aperçu au hasard d’une déconvenue

Mais je suis bien plus
Celui que je serai
Que le sosie la poupée russe
De mon passé
Bien plus celui que je serai
Que décalcomanie du passé


Tu dis tel père tel fils
La vie n’est qu’une pente où l’on glisse
Tu penses que tout est écrit d’avance
Qu’à la naissance tu tires ou non la carte chance

Mais je suis bien plus
Celui que je serai
Que le sosie la poupée russe
De mon passé
Bien plus celui que je serai
Que décalcomanie du passé


T’as mon chap’let d’erreurs
Que t’ égrènes pour fermer ton coeur
A force de trop fixer les vieux sillons
Tu es devenue sourde aux bonnes résolutions

Mais je suis bien plus
Celui que je serai
Que le sosie la poupée russe
De mon passé
Bien plus celui que je serai
Que décalcomanie du passé




----MO26-17-45----
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