Le parlement et le droit d'auteur sur internet

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Mensuel gratuit chanson, littérature, observatoire internet, actualité / N°60 DECEMBRE 2005

1) Éditorial : Le parlement légifère sur le téléchargement des oeuvres - Les anciens contre les modernes. Remake. Versant chansons.
2) CONTE : Révélations sur la disparition du père Noël
3) Livres et cd A GAGNER: NOUVEAUX créateurs à découvrir...
4) Actualité en France : Alain Juppé - Jean-Charles Marchiani - agriculture - 2007...
5) Réactions au WEBZINE PRECEDENT : toujours paruvendu.net ! (mais aucun commentaire de Ternoise)
6) Web et réseau : Album des Blaireaux - Artistes sur www.autoproduction.info et chansons.org Les sites les plus actifs
Editorial
Le parlement légifère sur le téléchargement des oeuvres
Les anciens contre les modernes. Remake. Versant chansons.

L'art est régulièrement traversé par un conflit entre les anciens et les modernes. Avec les anciens au pouvoir et les modernes qui finiront par les supplanter. C'est une loi presque naturelle...
Remake.
Etat des lieux sûrement accepté par les différents protagonistes : via internet, la copie d'oeuvre est désormais massive, sans aucune contrepartie financière, et la poursuite pénale de quelques internautes n'est pas parvenue à enrayer ce phénomène, tout en posant quelques problèmes d'image chez des artistes obnubilés par leur popularité...

Merci aux pirates d'avoir jeté un pavé dans le microcosme de la chanson : les députés ont enfin dû se mettre au travail...
Enfin : il s'agit de transposer dans le droit français une directive européenne de mai 2001, des mesures techniques efficaces destinées à empêcher ou limiter les utilisations non autorisées par le titulaire d'un droit d'auteur ou d'un droit voisin du droit d'auteur, d'une oeuvre, autre qu'un logiciel, d'une interprétation, d'un phonogramme, d'un vidéogramme ou d'un programme.
Certes cette obligation ne suscite pas l'euphorie dans l'hémicycle. Combien de députés peuvent faire autre chose dans ce domaine qu'essayer de ne pas déplaire ? 58 présents.

Mardi 20 décembre, à l'occasion de l'ouverture des débats, le ministre de la Culture, Renaud Donnedieu de Vabres, avait clairement proclamé sa position : Je veux récuser toute idée de forfaitisation de la rémunération des créateurs - licence globale ou légale. Cette fausse bonne idée revient, en fait, à renchérir le coût de l'abonnement pour le consommateur, et à appauvrir le créateur, puisque sa rémunération ne tient pas compte de l'exploitation et du succès de son oeuvre.
Propos certes incohérents : l'informatique peut aisément fournir la référence des fichiers téléchargés, donc la rémunération peut être corrélée au succès.

Contre l'avis du gouvernement, mais aussi du rapporteur UMP de la loi, Christian Vanneste, l'Assemblée Nationale a adopté, dans la nuit du 21 au 22 décembre 2005, deux amendements visant à légaliser, contre versement d'un forfait par l'internaute, les échanges de fichiers sur les réseaux de peer to peer.
30 députés ont voté en faveur des amendements, dont 22 issus des rangs de l'UMP. Textes soutenus par le député UMP Alain Suguenot et par le groupe socialiste : Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste à l'Assemblée déclare La proposition d'amendement qui est faite par Patrick Bloche n'est pas une position personnelle. C'est celle qui a été adoptée par le groupe socialiste. Est-ce que le PS va désormais avoir peur de se fâcher avec des stars ?

Au lieu de saluer un acte de vie parlementaire, le parlement est accusé de ne pas s'être couché devant le ministre (alors que régulièrement les parlementaires sont vilipendés pour leur propension à simplement valider les desiderata ministériels)

Six articles sur les 29 du projet de loi ont été adoptés. Les débats sont reportés à la rentrée parlementaire du 17 janvier.
Malheureusement, Renaud Donnedieu de Vabres (qui tient sûrement à ne pas se fâcher avec des stars) se place du côté de l'industrie, contre les deux amendements votés par les députés néanmoins Bernard Accoyer, président du groupe UMP, déclare qu'il n'est pas question de revenir sur la partie votée, mais d'approfondir le débat.

Le montant de cette licence n'est pas déterminé par les amendements votés ni le mode de redistribution des sommes, mais depuis, c'est l'embrasement des châteaux. Un NON de principe.
Les péroreurs vont jusqu'à dénoncer une gestion collective des sommes collectées par la licence globale alors que la Sacem pratique justement la gestion collective ! On évite forcément d'aborder le seul point fondamental : les technologies, qui permettraient d'individualiser ces droits, seront-elles utilisées ? Ils serait temps que l'informatisation devienne effective !

L'inacceptable serait d'utiliser le critère des ventes de CD pour obtenir la clé de répartition de ces sommes. Dans ce cas, les Goldman, Renaud, Cabrel, Souchon seraient les grands bénéficiaires. Comme pour la copie privée. Ce serait faire semblant d'ignorer que les produits des majors sont formatés pour capter les acheteurs potentiels (allons : quelques exceptions...). Les députés oseront-ils refuser la logique Sacem d'enrichissement des plus riches et se placer du côté des créateurs ?
Inacceptable aussi, si la taxe était appliquée à l'ensemble des internautes
Les créateurs ont tout à gagner de revenus proportionnels aux échanges... oeuvres signifiant plus que chansons : livres, tableaux, informations... (et même, oui, ce webzine ! qui est et restera GRATUIT et envoyé par son créateur détenteur de l'ensemble des droits)

Pour resituer le débat : quelles solutions possibles face à la logique internet d'échanges : interdire par tous les moyens juridiques et judiciaires envisageables (jusqu'à l'emprisonnement massif) l'échange ; brasser du vent (dire ce n'est pas bien mais laisser la situation inchangée, téléchargements sans aucune rétribution et demande de subventions au gouvernement) ; légiférer, comprendre l'époque, assimiler internet aux autres médias (télé, radios ou les diffusions sont libres en contrepartie d'un forfait)

Qui s'oppose à cette loi, donc à la légalisation en contrepartie d'une rétribution ?

Le Syndicat national de l'édition phonographique (SNEP), l'Union des producteurs phonographiques français indépendants (UPFI), la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (notre chère sacem), la Chambre syndicale de l'édition musicale (CSDEM) et le Syndicat des détaillants spécialisés du disque (SDSD) ont rapidement donné une conférence de presse au café Le Bourbon, à côté de l'Assemblée nationale, en présence des populaires pantins Alain Chamfort et Vincent Delerm.

Pour le compositeur Laurent Petitgirard, ex-président de la Sacem : demain, les artistes ne trouveront pas de producteurs. Ces amendements ne sont pas tolérables et utopistes, ils mettent en danger le droit moral des artistes.

Une trentaine de stars sont autorisées à s'exprimer dans les médias. LES VOIX DES MAJORS. Ils sont ridicules, incohérents. Grand bal des hypocrites. Ils montrent de manière éclatante ce qu'ils sont : des pantins démagogiques qui dans des envolées sûrement pensées lyriques s'indignent quand des internautes sont poursuivis en justice (plaire au public) et s'indignent quand le législateur veut trouver une solution (plaire à leur employeur).

Maxime Le Forestier évoque un recul par rapport à Beaumarchais... L'esprit de Beaumarchais, à l'initiative du droit d'auteur en 1791, a été bafoué depuis longtemps. Vivre de ses créations nécessite depuis des décennies de se plier aux grands groupes qui ont pris le pouvoir dans des organismes comme la sacem... qui croit encore que la sacem défend ses membres ? Quand elle est gérée par un Conseil d'Administration de membres professionnels qui ont dû s'inféoder aux grands groupes pour parvenir à ce statut...

Francis Cabrel croit sûrement créer un aphorisme : Cet amendement est la négation de la valeur de la culture.
On peut sourire de Johnny Hallyday :
Légaliser le téléchargement de la musique presque gratuitement, c'est tuer notre travail.
Lui qui s'est tant fait flouer par des intermédiaires !

Le populisme de Michel Sardou est-il surprenant ? Si ma musique devient gratuite, alors je demande aux représentants de l'Etat qui travaillent pour le bien public de le faire gratuitement
Un peu dans le même genre, Philippe Lavil :
Tout travail mérite salaire sauf le travail artistique, des millions de rmistes dans cinq ans, merci messieurs les députés


Alain Chamfort va-t-il détourner son prochain clip pour reprendre :
Cette loi est irresponsable et démagogique, en prétendant défendre les artistes et en prenant la parole en leur nom, on organise leur mise à mort

Matthieu Chedid a-t-il compris quelque chose à ses propos ?
Je constate que des députés préfèrent la démagogie de la licence globale à la juste et équitable rémunération des talents


I AM non plus n'a sûrement pas compris le texte...
L'amendement voté cette nuit est une atteinte directe à la création des artistes. (...) En France, nous avons la chance d'avoir une forte production, au contraire d'autres pays où le piratage règne. Si on donne accès à tout gratuitement, ce sera la fin de la diversité

La licence globale, n'étant pas la musique gratuite...

Quant à Jean-Louis Aubert, ayant reconnu avoir téléchargé illégalement (dans une émission de Thierry Ardisson selon des sites internet) : Je suis certain que la licence globale créée une usine à gaz où nous, créateurs, seront spoliés au bout du compte. C'est la fausse bonne idée par excellence. Jean-Louis Aubert, par inadvertance ?, pose le vrai problème : les créateurs spoliés. Par qui ? Naturellement personne parmi ces artistes ne pas déclarer publiquement par les majors et les distributeurs. Oui : BONNE IDEE qui mérite que les créateurs s'impliquent dans son application, ne laissent pas la sacem réaliser son habituelle petite sauce.

Ces artistes sont tous d'écuries majors... et n'ont pas peur d'exposer leur manque de cohérence :
Dans Le monde une trentaine, dont Vincent Delerm et Johnny Hallyday ont signé un texte pour préciser que le fait d'être opposés aux sanctions prises contre les internautes ayant téléchargé illégalement de la musique sur internet ne signifie en aucun cas qu'ils sont favorables à un système de licence globale. Ajoutant même : Au contraire, nous estimons qu'elle menace la création et la liberté des artistes. Alors, on fait quoi ?

Ces artistes sont appuyés par la FNAC et Virgin, éditeurs de téléchargements payants : Un amendement voté cette nuit à l'assemblée nationale, et qui, sous couvert d'organiser une licence légale, autorise en réalité le piratage, doit être rediscuté cet après-midi. Si l'assemblée nationale ne revient pas sur ce vote, c'est l'exception musicale française qui serait mise à mort. Il faut rappeler que notre pays est l'un des seuls au monde à avoir préservé un répertoire national riche et varié et un vivier de talents. Si les oeuvres n'étaient plus rémunérées tout cela disparaîtrait. La FNAC et VIRGIN, profondément attachées à la diversité musicale – ces deux enseignes représentent plus de 50 % des ventes de fonds de catalogues – en appellent à la représentation nationale pour qu'elle revienne sur cet amendement et sauve ainsi la musique.
On les comprend : c'est leur avenir ! La musique doit-elle faire vivre les créateurs ou les mastodontes actuels ?

Si l'interdit est maintenu mais sans répression, les créateurs ne toucheront pas un centime... sauf s'ils gèrent directement le téléchargement sur leur site... mais liés aux producteurs, c'est inenvisageable.



Favorables au projet
:

Nombreuses associations de consommateurs.

Les sociétés civiles, Adami (administration des droits des artistes et musiciens interprètes) et Spedidam (Société de perception et de distribution des droits des artistes interprètes musique et danse). La Spedidam, souhaite que le gouvernement prenne pleinement en compte ce choix lucide des députés, a lancé une pétition déposée devant huissier. Elle affirme avoir recueilli 13 500 signatures d'artistes-interprètes. Directeur juridique de la Spedidam, Xavier Blanc précise que ces signataires préfèrent rester anonymes, par crainte de représailles de la part de leurs maisons de disques.

Voilà où en sont les rapports entre les artistes et majors. La dangerosité de s'exprimer librement est entrée dans l'inconscient collectif des créateurs...

Autre remarque significative :
Denis Olivennes, PDG de la Fnac, signale : parmi les 200 000 références proposées par son enseigne, 90 % vendent moins de 50 disques par an. Elles vont disparaître s'il n'y a pas de rémunération des artistes. Seules les références anglo-saxonnes vont survivre. Si la licence globale se développe, les disquaires disparaîtront aussi. La France était à l'avant-garde de la protection de la création culturelle, désormais elle est à l'arrière-garde.
Combien touche un artiste vendant moins de 50 cd par an à la Fnac ? Si la répartition des droits de téléchargement est effectuée honnêtement, internet permettra une rémunération supérieure... internet est un formidable vecteur de diversité culturelle...

Mais est-ce que les députés oseront instaurer la création d'un organisme d'utilité public chargé de répartir ces droits ? Une équipe restreinte de quelques informaticiens suffirait pour établir une norme de données à transmettre par tout site permettant le Peer to Peer...

Une nouvelle gestion serait une chance pour les créateurs, la sacem étant devenu un gouffre financier...


Quand la sacem annonce le coût net de la gestion des droits en 2004 a été de 114 millions d'euros. Il est en légère progression et représente 15,7% des droits perçus elle joue sur le concept de coût net en retirant des charges nettes les 30,3 millions d'euros de ressources financières et diverses qui proviennent principalement du placement des droits en attente de répartition (donc de l'argent des sociétaires).
Le coût réel de la gestion de la sacem est bien de 144,7 millions d'euros (pour 1648 collaborateurs au 31 décembre 2004) soit 19,92% des 726,5 millions d'euros collectés en 2004.
Quand les oeuvres de Ravel (décédé en 1937) relèveront du domaine public, de combien seront réduits les sommes collectées ? A quel pourcentage réel passeront les frais ?
Est-ce acceptable par les 109 000 sociétaires sacem ?
Ces 144,7 millions d'euros ne pourraient pas être mieux utilisés ? (auxquels s'ajoutent certaines subventions contestables)

Bonnes réflexions,
Agréable fin d'année,
Meilleurs voeux 2006, santé, sérénité et pensées

Stéphane Ternoise,
ternoise.net


    Révélations sur la disparition du père Noël
CONTE



Cette année-là, le 14 juillet, les gouvernements et agences de presse de la planète bleue ont reçu, via le canal lunaire, un communiqué du père Noël.

Chers amis terriens,
J'ai tout essayé pour les sauver. Mais votre climat leur a été fatal. Trop pollué. Les cerfs et les rennes venus sur terre en décembre dernier, ont tous péri. Les grandes forêts de notre paradis rouge et blanc demeurent certes encore amplement peuplées mais les faons et les biches ont tellement pleuré que c'est la première grève générale de notre sphère : tous refusent de se préparer au long voyage vers la terre.
Toutes les familles sont en deuil, ont perdu au moins un proche, le père ou un oncle, ou un voisin.
Leur grève est illimitée. Il en sera ainsi tant que votre climat sera détérioré.
Je les comprends : j'ai moi-même traîné durant des semaines une polluloïde aiguë. Quant à ma fille, venue m'aider durant cette joyeuse distribution, son teint m'inspire encore de paternelles inquiétudes.
Je vous laisse le soin d'annoncer aux enfants de la terre ce drame.
J'espère revenir un jour. Mais il vous faut choisir entre les cheminées d'usines, les voitures et le sourire des enfants.
'L'idéologie de la croissance tue la vie' a récemment écrit un de vos romanciers. Je me permets un conseil : lisez ses livres, suivez ses recommandations.
Le sourire des enfants va me manquer.
Je compte sur votre lucidité, votre bonté, votre soif du merveilleux, votre amour des enfants.
Votre dévoué, le père Noël


Ce fut l'incrédulité : tu sais la bonne blague qu'on a reçu fut sûrement la phrase la plus entendue ce jour-là dans les agences de presse et de nombreux ministres de la réception des données intersidérales hésitèrent à faire remonter l'information.
Mais les services secrets authentifièrent l'origine indiscutable du message. Et chaque pays réagit de manière assez similaire : la dépêche fut classée aux dossiers secrets jusqu'à nouvel ordre et toute personne en ayant eu connaissance dut jurer de ne jamais la révéler. Il y eut peu de récalcitrants, donc peut d'exécutions.
Dans chaque pays la dépêche devint une affaire d'état. En France, par exemple, lors d'un conseil des ministres extraordinaire, le ministre de l'industrie se voulut solennel :
Monsieur le vénérable président de la République de la France, chers collègues ministres, messieurs les secrétaires d'Etat, nos industries sont les plus modernes, les moins polluantes du monde, et je peux affirmer de manière catégorique et sincère, que le grand nuage de pollution observé sur certains pays en fin d'année dernière, s'est arrêté à la frontière allemande. Les services spécialisés du ministère sont formels.
Les cerfs du Père Noël venus en France sont donc indemnes, et je vous parie que notre beau et grand pays sera le seul où aucun enfant ne versera une seule larme de chagrin. Je suis optimiste, il ne faut jamais se résoudre à la sinistrose, le Père Noël sera des nôtres, le Père Noël sait combien le gouvernement de la France
.
Le premier ministre, plus proche témoin de l'exaspération croissante du président intervint alors sèchement.
Il convient de préciser que la plus haute autorité de cet Etat, après s'être discrètement gratté l'oreille droite, s'arrachait quelques croûtes dans l'oreille gauche. Signe indiscutable d'un bouillonnement interne.
Le premier ministre s'exclama alors : bien, dictez vos explications à votre secrétariat, pour le cas où une fuite malintentionnée filtrerait dans la presse.
Tout le monde sourit. Et l'atmosphère se détendit. Naturellement tout le monde sourit en cette époque où la presse quémandait une autorisation au ministère de l'information et des statistiques avant d'évoquer un sujet.

Le président posa alors la main droite, puis la gauche, sur les documents placés devant lui, les pouces se touchaient, le silence fut immédiat, tous le savaient : il allait s'exprimer.
Monsieur le premier ministre de la France, quelles sont vos propositions ?
Monsieur le vénérable président de la République de la France, j'avoue être confronté à une situation sans précédent dans notre illustre histoire, il m'est donc difficile de me référer aux décisions de nos glorieux aînés.
Bien, reprit le Président, ayant prédit votre analyse, j'ai personnellement, au nom de la France éternelle, pris l'initiative, ce matin même, d'appeler mes amis les chefs d'Etats des pays phares de l'humanité. Après les sujets traditionnels, je vous épargne le détail des guerres, émeutes et de l'inflation galopante à tenir par la bride d'une main ferme, après ces dossiers qui font le quotidien de ma vocation, cette dépêche fut évoquée.
Et sur ma proposition, nous avons décrété un grand plan aussitôt baptisé BARBE BLANCHE. Vous allez me demander, quel est ce plan ? Je vais vous le dire : des acteurs seront priés de pallier la défection du père Noël, chaque région devant considérer que le père Nöel, légèrement souffrant, a fait l'impasse sur sa contrée suite à une productivité insuffisante. Ce qui nous permettra de remotiver nos forces vivres, appréciez le raisonnement.
Il faut toujours savoir se servir des impondérables. Que la leçon soit retenue, méditée, et que plus tard on se souvienne de l'origine de cette méthode de gouvernement.

Le premier ministre ouvrit simplement la bouche : il témoignait ainsi avoir préparé un alexandrin pour glorifier ce haut fait mais le Président, majestueux, leva solennellement la main gauche, ce qui, dans cette sphère du pouvoir, a toujours signifié : laissez-moi poursuivre ma communication sans même la perturber par des acclamations.
Le président enchaîna : le père Noël est donc officiellement légèrement indisposé, ce qui est, vous en conviendrez, l'expression la plus proche de la réalité que nous puissions offrir à notre bon, fidèle et laborieux peuple. Que surtout, et j'insiste sur ce point, que surtout personne ne puisse supposer que la vieillesse du père Noël pourrait être cause de cette défection. Le père Noël, comme tout être d'exception, vit au-delà des contingences de l'âge.
Vous commanderez d'ailleurs à nos journaux les plus lus, des dossiers sur nos fringants centenaires.

Le premier ministre opina immédiatement mais quelques ministres surent traduire une légère vibration des sourcils par où vais-je trouver des fringants centenaires ?
Naturellement il n'aurait pu exprimer pareille difficulté, et d'ailleurs le président concluait : j'ai par ailleurs personnellement écrit au père Noël pour lui proposer les services de nos plus éminents vétérinaires et lui ai par ailleurs proposé la capture des cervidés de la terre pour repeupler ses forêts.
La séance fut levée après le traditionnel nul n'ayant d'éléments essentiels complémentaires, le conseil des ministres de la République de la France éternelle, s'achève sur ces modestes et vénérables propos.

Cette année-là, les enfants n'y virent que du feu, la version officielle fut naturellement propagée sans la moindre contradiction et le bon peuple fut heureux. Puis les industriels proposèrent de s'occuper de cette tradition. Et le palais présidentiel approuva, missionna les intermédiaires les plus généreux lors du tout aussi traditionnel congrès propice aux modestes cadeaux aux vénérables serviteurs de la nation. Et les parents s'habituèrent.
Des tenues rouges et blanches furent fabriquées en séries. Nulle carrure n'ayant été oubliée, des nains aux géants, conformément au manuel des recommandations ministérielles.

Cette figure de notre petite histoire nationale décéda sans avoir obtenu de réponse du père Noël. Ce fut sans conteste son plus grand chagrin. Sous sa tenue officielle d'ancien Président de la république, le vieillard ne quittait plus une tunique rouge et blanche taillée sur mesure. Son épouse confia au cercle restreint des derniers fidèles : jusqu'à l'ultime instant il a espéré, il me questionnait du regard.
Aucun ministre n'avait naturellement osé supposer devant lui que les cervidés de nos forêts seraient incapables de tirer des traîneaux dans le ciel. Peut-être qu'aucun n'y a pensé d'ailleurs...

Les derniers protagonistes vivants de cette époque sont naturellement à la retraite. Certains ont gardé une copie de la lettre du père Noël. Aujourd'hui, je peux la révéler sans risque : plus personne ne croit vraiment au père Noël. Même les Présidents de la République, lors de la traditionnelle passation de pouvoir, n'évoquent plus qu'avec un large sourire ce dossier du mythique coffre-fort de notre grand pays.
Je peux donc tout révéler sans redouter de me retrouver dans l'un des cachots qui firent aussi notre légende.
Mes petits-enfants m'ont même demandé pourquoi j'avais inventé cette histoire. La vérité est souvent incroyable.

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Les principaux textes du livre Théâtre de Ternoise et autres textes déterminés
Vous pouvez recevoir les pièces de théâtre disponibles en version mail :

Livres cd A GAGNER :  créateurs à découvrir
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(envoi du livre à réception du chèque bancaire ou postal)
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Certains penseraient Auteur Compositeur Interprète, d'autres me qualifieraient de chanteur à texte... Jean Michel Rubin... 40 ans... 20 ans après son premier 45 tours (Je ne veux pas mourir à la guerre alors illustré par le dessinateur CABU)
Email : jmrubin@autoproduction.info

Sur http://www.salondulivre.net A GAGNER 3 exemplaires de la fantaisie poétique Extravagances mycologiques de César CASSARINE...
César Cassarine est né en Italie, un jour de transe. Cadre dans une entreprise publique dont il connaît la musique par coeur, César fréquente poètes, muses et saltimbanques depuis l'adolescence. Influencé par l'invention poétique des troubadours, attiré par l'exploration surréaliste, passionné par les sons et les parfums qui tournent dans l'air du soir, César a retrouvé ses couleurs en prenant la plume. La parole est un pouvoir à conquérir. Chanter, déclamer, jouer, lire, écrire, discourir, rêver et même danser... César apporte sa touche de créativité à des revues telles que : Missives, La revue des sciences, arts et lettres de la Corrèze, Espiègle, rêver, etc.
Animateur d'un atelier d'écriture au café-lecture : Les Augustes à Clermont Ferrand, il favorise la rencontre entre le sillon noir de l'écrit et la voix qui sommeille au dessous.
César Cassarine est l'auteur de :
deux recueils de poésie : Jeune éthique et chistera et Envisagée
une fantaisie poétique : Extravagances mycologiques
un essai : Les pauvres et la richesse
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Stéphane Ternoise : Théâtre de Ternoise et autres textes déterminés
3 exemplaires à Gagner Sur http://www.salondulivre.net
2005, 19 euros
Format 14,8 X 21 - 288 pages - ISBN : 2-9506158-9-9



 Actualité
a) Deux dossiers Jean-Charles Marchiani : le proche de Charles Pasqua est condamné à trois ans et 18 mois de prison ferme et 400.000 euros d'amende par le tribunal correctionnel de Paris. Pour avoir perçu des commissions occultes lors d'un contrat entre la société néerlandaise Vanderlands et Aéroports de Paris et lors d'un contrat entre une société allemande, Renk, et Giat Industries.

L'ancien préfet a fait appel dans les deux dossiers et commenté : J'ai conscience de toujours avoir respecté le droit et la morale dans ces opérations qui remontent à 15 ans. Et naturellement reparlé de son rôle dans la libération des otages...

b) Alain Juppé, le premier Premier ministre de Jacques Chirac, s'être réinscrit sur les listes électorales à Bordeaux où il n'est plus député-maire. Son année d'inéligibilité est terminée... la tentation de Venise peut donc être transformée en tentation du retour...
Certes un proche d'Alain Juppé a été nommé à la tête de Radio-France... mais est-ce une information essentielle pour la France qu'Alain Juppé présente ses voeux sur son blog ?

c) Plus de 9 millions d'abonnés haut débit en France fin 2005.
Niveau opérateurs, à retenir le rachat de Tiscali France par Telecom Italia et la fusion entre Cegetel et Neuf Telecom
La marque Tiscali après avoir englouti Liberty Surf, Infonie... est elle-même remplacée par Alice.

d) Culture – agriculture : les grands subventionnés...
L'agriculture...
Etude de l'Insee : les revenus des paysans ont chuté de 10% en 2005.
Mais la PAC (Politique Agricole Commune) est reconduite... Les agriculteurs français vont donc bénéficier des compromis signés à Bruxelles et Hongkong
L'Europe pourra continuer à préserver ce secteur... mais elle s'engage, à Hongkong, à cesser d'ici fin 2013 à verser des subventions sur les produits destinés aux exportations.

e) La pire des années pour Jacques Chirac ?
NON ! Une suite logique... souvenez-vous début 2002... personne n'aurez cru que Jacques Chirac puisse être réélu...
De Villepin / sarkozy ... 2007 ne sera pas un remake Balladur / Chirac 1995.
Le combat de Villepin / Sarkozy devra être réglé avant le premier tour. Dans le cas contraire, le duel pour l'Elysée risque fort d'être Parti Socialiste contre Le Pen.
La droite ne peut mathématiquement pas se retrouver au second tour avec un éparpillement des voix sur de Villepin, Sarkozy, Bayrou et même de Villiers qui leur prendra plus de suffrages qu'au Front National.


Réactions à vos réactions (au dernier webzine...)

Paruvendu, Robert Hersant, Philippe Hersant... Peu de réactions, finalement ! Et beaucoup de fatalisme... mais non, ce n'est pas grave !
Ces gens-là sont ridicules, leur fric ne parvient pas à cacher leur médiocrité...

L'OMPI répondra ? Je vous conseille de lire ALBERT COHEN pour mieux comprendre comment ces gens des grandes structures réagissent...

LA PAGE http://www.lewebzinegratuit.com/actu/
les réactions des abonnés... les réponses de Stéphane Ternoise... EXCUSES : PEU DE TEMPS !... UN PEU DE RETARD !...


OBSERVATOIRE INTERNET et réseau ternoise.net
Reçu : Pas si bêtes...le quatrième Album des Blaireaux (lauréats du premier prix de l'album autoproduit avec Le sens du poil) : anciennes chansons réarrangées et de nouvelles compos...
EN PUBLIC, mixage de trois concerts...
INDISPENSABLE pour tout spectateur ayant un jour vibré avec ce groupe considéré D'abord de SCENE...


1er JANVIER 2006 à 0h00 résultat du troisième prix http://www.salondulivre.net
et du troisième prix de l'album autoproduit www.autoproduction.info


- www.autoproduction.info 1088 sites - 16 EME CLASSEMENT :
1)Madir-Music Production
musiques des îles, séga. Moutia, Maloya, Sallec, Compilation Fiesta de l'Océan Indien Vol 1: île Maurice: Clency Marie, Michel Legris, Groupe N'Sel, Linlin & Ariane
Seychelles: Jean Marc Volcy, Giselle Jean-Louis, Madagasc-r: Groupe Trait d'union, Toria, La Réunion.

2) John Barleycorn :
site officiel du groupe John Barleycorn. 2 titres en écoute. influences : Bashung, Wyatt, Gainsbourg...
Découvrez les 2 concepts albums : le détroit de suzy blue et entrechocs.


3) stars De Demain : versant annuaire des chanteurs et des professionnels du spectacle-annuaire pour chanteurs et professionnels du spectacle.
http://www.123ici.com/annu.asp?num=24

- chansons.org 798 SITES - 14 EME classement :

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Pas de texte de chanson dans ce numéro mais vous pouvez vous inscrire à la liste TEXTES DE TERNOISE auteur de chansons :
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Jean-Luc Petit - BP 17 - 46800 Montcuq (FRANCE)
REGLEMENT PAR CHEQUE A LA COMMANDE
Facture sur demande

----LA28-16-57----
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