Plutôt Sénèque ou désir d’avenir ? regard indépendant sur la politique en France

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Tu ne trouves pas extraordinaire qu’un homme qui a écrit il y a presque deux mille ans soit toujours d’actualité ?
Yasmina Reza, « Art », au sujet de Sénèque (la vie heureuse)
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Mensuel gratuit chanson, littérature, observatoire internet, actualité / N°65 Mai 2006

1) Éditorial : Plutôt Sénèque ou désir d’avenir ?
2) Interview du mois : remplacée par compréhension de la scène politique en France Monsieur le maire, sa femme et les élections présidentielles
3) Livres et cd A GAGNER: Créateurs à découvrir...
4) Actualité en France : Wanadoo disparaît le 1er juin 2006 - Milka - Georges Frêche suite - Guy Drut amnistié - Clearstream - Prix du Livre Inter ....
5) Réactions au WEBZINE PRECEDENT : Salon du livre
6) Web et réseau : Classements www.autoproduction.info et chansons.org
7) Chanson actualité : La décroissance

Editorial
Plutôt Sénèque ou désir d’avenir ?

En France, 2006 ressemble de plus en plus à 1992.
1992 : l'état Mitterrand ne parvient plus à masquer ses dérives.
Et l'on sent alors qu'aux prochaines élections, il suffira à la droite pour l’emporter de se présenter face à un candidat du Parti Socialiste.
Et ce fut ainsi en 1993 : Balladur superstar.
Si 2006 ressemble de plus en plus à 1992, avec dans le rôle de l'état Mitterrand, l'état Chirac, la gauche éprouve les pires difficultés à persuader qu'elle ferait mieux ! Faute de s’être véritablement renouvelée.

Et comme Jean-Pierre Raffarin en 2002, Ségolène Royal est sortie du Poitou.
Comme Raffarin avec sa bonhomie parvenait à se prétendre digne représentant de la France d’en bas, Ségolène Royal subjugue les foules avec son désir d’avenir distillé sur internet en desirdavenir.org.
J’y réponds avec http://www.desirdelysee.org, décryptage indépendant décidé quand au micro de France-Inter Ségolène Royal se proclama LA créatrice de ce slogan.
Rezvani, avec lequel je me sens une communauté de démarche (auteur de chansons, pièces de théâtre, romans...), pourrait pourtant lui rappeler avoir utilisé cette expression dans la préface de sa pièce le Cerveau . Nul trace de cette information sur internet ! Mais j’apprenais que Pierre Méhaignerie a politiquement lancé cette formule en 1998... donc aussi avant Ségolène.
Naturellement les expressions appartiennent à celles et ceux qui les font vivre (sauf si une marque les a accaparées !... voir actualité du prénom Milka...) mais il s’agissait d’un déclic, et Sénèque me rappelait l’incongruité de juxtaposer des termes aussi néfastes...

Pour qui cherche la sérénité, Désir et Avenir sont deux poisons, nous éloignent de l’essentiel : la vie, simplement la vie, dans sa plénitude.

Décryptage du phénomène Ségolène Royal : sûrement une chance électorale pour la gauche mais l’aveu d’un cuisant échec : il semble difficile de lui préférer quelqu’un d’autre, même s’il affiche plus d’idées.

Naturellement, un site sur Nicolas sarkozy effectuera le même travail :
sur sarkozy http://www.sursarkozy.info

Cette analyse nous éloigne des sujets originels du webzine, édition et chanson ? De nombreux créateurs vivent de subventions et quelques autres avancent en toute indépendance. Dans un pays où les médias courent aussi après les subventions ou / et se sont laissés accaparer par des hommes politiquement marqués, il est aussi du devoir de qui peut créer de nouveaux médias de se lancer, d’effectuer le travail délaissé de mise en perspective historique.
Puisse ce webzine, ces sites, susciter une nombreuse concurrence.
Quand la prétendue réflexion occulte un domaine majeur, est-ce encore de la réflexion ?


Bonnes réflexions,
Stéphane Ternoise,


Interview du mois :   remplacée par compréhension de la scène politique en France avec
Monsieur le maire, sa femme et les élections présidentielles
Ségolène Royal est souvent présentée dépourvue d’idée... au pays des lumières ce ne sera pas un handicap pour 2007 ! Jacques Chirac est passé par là ! Après douze ans de présidence Chiraquienne l’essentielle semble être de sortir de cette impasse ! On pourrait rêver, surtout quand on est écrivain, à un sursaut... Mais le terreau du profond malaise actuel est aussi à rechercher en 1995... une pièce de théâtre certes pour l’histoire mais aussi des travers sûrement connus à d’autres époques ! Est-ce fini ? N’y a-t-il pas encore des lieux où règnent les clans et le favoritisme ?

Monsieur le maire, sa femme et les élections présidentielles


Acte 1

Le salon bourgeois, vaste, kitsch, dans les appartements privés de monsieur le maire.


Scène 1


Jacques, en peignoir, de dos, arrose un carré d’herbe dans un aquarium, avec une bouteille de champagne.
Entre Bernadette, allure se voulant très distinguée, tenue mondaine.

Bernadette : - Jacques, mon ami, voyons.
Jacques (bien éméché, se retournant) : - Ah !, vous, très chère épouse (en souriant :) quelle agréable surprise.
Bernadette : - Jacques, du Don Pérignon !
Jacques : - C’est pour la pelouse.
Bernadette : - Jacques, voyons, pas avec du Don Pérignon.
Jacques : - Puisque vous n’en prenez pas, pourquoi ne pas en faire profiter cette magnifique pelouse.
Bernadette : - Vous m’expliquerez, un jour, pourquoi vous accordez une telle attention à ces quelques brindilles.
Jacques : - Mais je vous l’ai déjà confié, très chère épouse, ce gazon, c’est mes sondages à moi. Il est vert, donc tout va bien, les sondages vont suivre ! les français reverdissent quand on les arrose.
Bernadette : - Jacques, arrêtez de vous torturer, c’est fini. C’est fini, Jacques, nos rêves.
Jacques se retourne vers l’herbe et verse le reste de la bouteille de champagne.
Bernadette : - Mais ne gâchez pas ainsi le Don Pérignon !
Jacques : - C’est la troisième bouteille, et à dix heures, réunion.
Bernadette : - Jacques, la cassette de la mairie n’est pas extensible à l’infini. Il serait préférable d’éviter d’ouvrir chaque matin une troisième bouteille de Don Pérignon.
Jacques : - Et mes plantations ! Je vous rappelle avoir déjà arrêté la cigarette !
Bernadette didactique : - Le temps des économies est venu Jacques, vous le savez bien. Remplacer trois paquets de cigarettes par trois bouteilles de Don Pérignon, Jacques, vous exagérez.
Jacques se retourne et mouline les bras (avec sa bouteille de Don Pérignon dans la main droite).

Bernadette : - Envoyez plutôt une caisse chaque semaine dans notre grotte ! Il est temps de prévoir toutes les hypothèses.
Jacques : - Vous me voyez vivre comme un fuyard !
Bernadette : - La France est tellement surprenante... Et souvenez-vous, Jacques, le matin où vous m’aviez murmuré en souriant (elle sourit à cette évocation)
Jacques de nouveau mouline des bras.
Bernadette : - Vous m’aviez murmuré en souriant, comme vous murmuriez alors parfois : si nous passons une bouteille de Don Pérignon en note de frais chaque matin, je serai le plus heureux des hommes.
Jacques se retourne : - Chère épouse, j’étais jeune, vous étiez jeune, nous étions jeunes, je ne me rendais pas compte combien les gens peuvent être couillons, et combien le budget municipal permet amplement plus...
D’ailleurs il va falloir se servir un bon coup... tout peut arriver dans ce pays !... Nous sommes d’accord sur ce sujet. C’est pas un carton que je vais envoyer mais un fourgon !... Après les socialistes, pourquoi pas la réincarnation d’un Bourbon ! Après tout, cette ville me doit tout ! Et je vais me faire construire un abri anti atomique !
Bernadette : - Pas en Corrèze quand même ! Cela ne serait pas discret !
Jacques : - On leur dira que monsieur le maire pratique des fouilles archéologiques, et les rumeurs feront pschiiit...
Bernadette (sans transition) : -
Georges nous vole, j’en suis certaine.
Jacques : - Chère épouse, arrêtez de l’appeler Georges, il va finir par nous quitter, lui aussi !
Bernadette : - N’allez pas dire que vous vous souciez du visage de ces gens.
Jacques : - Mais Georges, qui accepterait qu’on l’appelle Georges !
Bernadette : - Vous savez bien, cher Jacques, que chez père, ils s’appelaient tous Georges, les... boys.
Jacques sourit à ce « boys ».
Jacques : - Je n’ai jamais eu à me plaindre de lui ! L’homme le plus discret que je connaisse.
Bernadette : - Georges nous vole. Je prends 4000 francs chaque matin, j’en mets deux au coffre et il ne nous ramène que de la menue monnaie. 2000 francs de dépenses, à qui le ferait-on croire !
Jacques durant cette explication gonfle les joues d’un air « elle me barbe ».
Jacques : - Vous n’allez quand même pas me reprocher ce plaisir, le Don Pérignon et les pommes sont des bienfaits de la nature comme dirait votre ami l’écolo. Je ne vais quand même pas prendre de la bière au petit-déjeuner ! Du lait au chocolat tant que vous y êtes ! Ou du thé comme ce traître de... de qui vous savez !
Bernadette : - Vous savez bien que le Don Pérignon n’entre pas dans ses attributions, qu’il passe au budget réceptions de la mairie... vous voyez Georges sortir chaque matin de chez Fochon avec trois bouteilles de Don Pérignon... Jacques, quand vous êtes saoul vous avez décidément de l’inspiration.
Jacques : - Vos rimes sont vraiment délicieuses, très chère épouse, vous devriez publier un recueil de poésie.
Bernadette rougit (prenant au sérieux cette « boutade ») : - Ah Jacques, ça fait si longtemps que vous ne m’aviez fait un tel compliment... Mais Georges nous vole.
Jacques : - Oh madame ! Ne recommencez pas ! Il faut bien accepter quelques pertes ! On ne va quand même pas lui demander de ramener des tickets de caisse alors qu’Antoine fait preuve d’une inspiration débordante pour nous sortir chaque semaine des fausses factures ! Tout le monde nous vole. Tout le monde vole dans ce pays. C’est le drame des valises.
Y’a toujours quelqu’un pour les ouvrir au passage et prendre sa petite commission. Alors pour quelques pièces, vous n’allez pas me les...
Bernadette couvre sa voix : -
Jacques, utilisez des images convenables !...
Jacques : - Vous n’allez quand même pas vous mettre à compter les pièces jaunes.
Bernadette excédée par cette remarque, lâche : -
Ce n’est pas la boîte qu’il vous remet chaque matin qui fait le compte.
Jacques, secoué, assommé, se retourne vers sa pelouse et verse... mais sa bouteille est vide. Il la pose finalement par terre.

Bernadette : - Je suis une vieille femme qui souffre, Jacques ! Vous me croyez la plus résistante... mais votre conduite... je me sens trahi.... Il fallait qu’un jour je vous en parle.
Jacques en se retournant, très cassant : - Mais vous espionnez monsieur le maire, madame, et vos conclusions, je suis au regret de vous le déclarer, sont fausses. Sachez, chère épouse, que monsieur le maire a des obligations professionnelles !
Bernadette : - Il va vous falloir choisir un jour entre elle et moi.
Jacques en souriant : - A notre âge, chère épouse, vous n’allez quand même prêter oreille à des... rumeurs.
Bernadette : - Pas ce mot dans votre bouche, Jacques. Vous savez combien un tel mot, avec tout ce qu’il implique, peut me faire souffrir quand il sort de votre bouche. Que Georges nous vole, certes, je suis habituée, tous les Georges sont des voleurs.
Jacques : - Chère épouse, comme en politique, méfiez-vous des généralisations. Tous les italiens sont. Tous les espagnols sont. Tous les corses sont. Et notre majordome ne s’appelle pas Georges.
Bernadette : - Majordome, majordome... ni major ni homme (très satisfaite). Et qu’en plus, il vous remette chaque matin votre boîte de 24 derrière mon dos, ce n’est pas convenable... Mais Jacques, qu’en faites-vous, 24, vous n’êtes quand même pas spiderman.
Jacques : - Mais c’est une fixation madame, mais vous devenez psycho-frigide... Psycho-rigide ! Vous connaissez mes obliga-tions et ma générosité. Peut-être qu’un matin vous avez vu Bernard me remettre une boîte de préservatifs, appelez les choses par leur nom.
Bernadette a une grimace de dégoût.

Jacques très maire en discours : - Mais sachez, madame la première dame de cette honorable et millénaire cité, qu’offrir des condoms à un client, c’est aujourd’hui le cadeau le plus apprécié.
Bernadette durant sa respiration : -
N’exagérez pas, monsieur.
Jacques (comme s’il n’y avait pas eu d’interruption) : - Il comprend que monsieur le maire est favorable à une collabora-tion, qu’il peut tutoyer les secrétaires, qu’il lui suffit de prendre rendez-vous avec Antoine pour les modalités pratiques, surfacturations, commissions, diamants (souriant :) non, jamais de diamants ! Tout le monde sait que ce ne serait pas... comment dites-vous ?... oui convenable ! Votre harcèlement moral me fait fourcher la langue, madame ! Même ici, un jour il me faudra un prompteur !
Bernadette : - Soyez raisonnable, Jacques. Vous n’allez quand même pas me faire croire que ces choses ne sont pas pour votre consommation personnelle.
Jacques : - Pour votre information... ces choses... ne se mangent pas !
Jacques s’avance, il titube.


Bernadette : - Mais vous êtes saoul, mon ami.
Jacques sourit : - Une douche, et hop !
Bernadette : - Et hop, prenez garde. N’oubliez pas vos... vos... machins.
Jacques : - Que croyez-vous, chère épouse, et hop, c’est le contrat sera signé ce matin ; et ce soir vous verrez la valise, et on fête ça (un pas de danse).
Bernadette : - On... vous voulez dire, vous et... et ces secrétaires.
Jacques : - Chère épouse, pas d’insulte, secrétaires, oh !, je ne suis pas un vulgaire patron d’industrie en goguette.
Bernadette de haut : - Vous savez bien que secrétaire et une rime de roturière.
Jacques qui regarde sa montre : - Bon, bon, je vous souhaite une agréable journée, chère épouse. Et saluez bien ces dames de vos oeuvres. Embrassez tendrement la gamine... il va falloir qu’elle se lève à une heure... oui convenable... si elle veut que je l’emmène sur les routes...
Il sort en envoyant un baiser très théâtral.

Scène 2


Bernadette s’affaisse dans le canapé et murmure : - Il me trompe, il m’a toujours trompé, il me trompera toujours, et en plus, il ne sera jamais président de la République. Je ne serai jamais madame la première dame de France.
Elle se prend la tête dans les mains. Puis se redresse :
Bernadette : - Je n’aurais quand même pas pu épouser un socialiste. Quelle horreur, moi, maquillée en socialiste ! Non, je n’aurais jamais tenu... Edouard, Edouard, Edouard... oui, bien sûr... mais qui aurait pu croire. Edouard, croire. Y croire avec Edouard. Quel beau slogan je lui aurais écrit. Jacques... Jacques tête à claques. Prendre une claque avec Jacques.
J’aurais dû m’en douter ! Que peut-on espérer quand on s’appelle Jacques ? Tous les Jacques sont des... (elle cherche une rime... ) c’est plus facile de rimer « si elle veut que l’emmène sur les routes »... pauvre enfant !... avec son père en déroute.... (elle sourit)... mais c’est un alexandrin ! (elle compte sur ses doigts... elle compte sur ses doigts deux fois jusqu’à dix et s’exclame :) un double alexandrin !
Une alexandrine !
Elle prend un journal, l’ouvre, feuillette. Se prend la tête dans les mains.

Bernadette : - 62% d’opinions favorables ! Le scélérat ! L’usurpateur ! Le menteur ! Le traître ! Le voleur ! L’hypnotiseur !
Elle se cache le visage avec le journal.

Bernadette murmure : - Il me trompe. Il me trompe. Mais bon, plutôt ça que le suicide ! Il ne s’en remettra jamais mon Jacques. « Bonsoir, monsieur le maire », je le hais, cet Edouard. Edouard cafard. Et si on imprimait des autocollants Edouard Cafard. Tous les enfants répéteraient Edouard cafard, il chute dans les sondages... mais non, ça ne servirait à rien, le pays ne croit plus en Jacques...
Jacques ne croit plus en lui... je ne crois plus en Jacques... Jacques ne m’a jamais écouté... tout le monde nous a lâchés, même ce scélérat de petit Nicolas... même Charles... non, je n’irai pas aux oeuvres... Bernadette est fatiguée...

Bernadette se redresse et crie : - Georges !
Entre Georges : - Madame m’a demandé.
Bernadette : - Don Pérignon.
Georges : - Bien madame.
Georges va vers la pelouse et ramasse la bouteille.
Bernadette : - Non Georges, servez. Servez-moi une bouteille de Don Pérignon.
Georges : - Oh madame !... excusez-moi, madame... c’est sorti tout seul.
Bernadette : - Je sais Georges, vous prenez à mon égard de grandes libertés.
Georges : - Madame.
Bernadette : - Veuillez me servir avant que j’achève mes récriminations. Sur votre exclamation, je n’y reviendrai plus, la considérant comme une référence à ma légendaire sobriété.
Georges : - C’est exactement ça, madame.
Bernadette : - Madame attend.
Georges sort et revient presque immédiatement avec une bouteille et une coupe sur un plateau. En silence, il ouvre la bouteille, verse une coupe et sert.

Bernadette avant de boire : - J’ai d’ailleurs évoqué ce matin avec monsieur le maire la boîte que chaque matin vous lui remettez.
Georges gêné. Bernadette boit une gorgée (ne peut retenir une grimace).
Bernadette : - Il faudrait couper cela avec un peu d’eau... ou de la crème de cassis comme faisait mère (elle se signe).
Bernadette à Georges : - Vous ne niez pas, j’espère.
Georges : - Je suis au service de monsieur le maire et de son épouse.
Bernadette : - Mais sachez, Georges, que monsieur le maire n’hésiterait pas si je lui demandais de choisir entre moi et vous.
Georges : - Oh madame ! Je vous jure, monsieur le maire est pour moi comme le grand frère que j’aurais tant voulu avoir !
Bernadette : - Ne faites pas votre Antoine !
Georges : - Je vous jure madame, il ne s’est jamais rien passé entre monsieur le maire et moi, je suis 100% hétérosexuel et je n’ai aucun doute sur monsieur le maire de même.
Bernadette : - Quels termes de barbare osez-vous prononcer devant moi. Mais vous avez bu, Georges !
Georges : - Oh non madame, jamais durant le service madame (comme malgré lui, Georges jette un oeil sur la pelouse).
Bernadette sourit : -
Je crois, Georges... malgré votre caractère, nous pouvons nous entendre.
Georges : - Madame.
Bernadette : - Au moins sur un point.
Georges : - Je suis au service de madame.
Bernadette : - Depuis que monsieur le maire s’obstine à utiliser le reste du Don Pérignon comme engrais, je sais qu’il vous prive ainsi de ce noble breuvage.
Georges : - Oh madame.
Bernadette : - Ne niez pas. Si vous commencez à me contredire, nous ne nous entendrons jamais.
Georges acquiesce de la tête.
Bernadette : - Donc, vous avez une raison de maudire ce gazon... et vous n’êtes pas sans ignorer le motif de ma profonde absence de sympathie pour ces brindilles.
Georges fait mine de ne pas comprendre.
Bernadette boit une nouvelle gorgée. Elle toussote.


Bernadette : - Quinze jours qu’il a tourné autour de cette... cette secrétaire, avant ce voyage d’affaires. Ah il est revenu guilleret. Vous voyez, j’ai mes informateurs. (plus haut :) Je sais tout.
Georges pousse un « oh » très caricatural et de manière très caricaturale se cache les yeux.

Bernadette : - Vous auriez pu faire acteur !
Georges sourit : - Trois ans de conservatoire. Mais je n’avais pas le physique. J’ai bien joué quelques petits rôles. Mais toujours on me disait, vous n’avez pas le physique. J’y ai pourtant cru, quand j’ai joué avec Louis De Funès. Malheureusement la scène a été coupée au montage. Aujourd’hui je serais Delon, Belmondo, ou même Depardieu.
Bernadette : - Bref. Je vous fais remarquer que vous n’êtes pas chez le coiffeur, Georges !
Georges la regarde : - Madame... je vous avoue ne pas comprendre votre remarque.
Bernadette : - Vous être vraiment fermé à la poésie... Bref... conservez pour votre coiffeur la nostalgie de vos tentatives artistiques.
Georges : - C’est ma femme qui me coupe les cheveux.
Bernadette : - Je veux bien être patiente mais nous ne nous en sortirons jamais si vous continuez à me répondre des incohérences. Bref, nous avons chacun notre raison de maudire ce gazon. Donc, croyez bien que je ne verrais aucun inconvénient à une subite maladie fatale de ce gazon.
Georges : - Du Roundup ?
Bernadette : - Je vous rappelle que suis une femme, j’ignore donc les termes techniques du jardinage. Mais vous m’avez compris.
Georges : - Monsieur le maire va avoir du chagrin.
Bernadette : - Ne vous inquiétez pas, ce genre de chagrin ne dure jamais bien longtemps. Elle reviendra d’Espagne qu’il ne se souviendra même plus de son prénom. Vous voyez, je connais même son emploi du temps, à cette raison, cette Christine. Je sais même son nom, son âge, la fortune de son père, tout quoi ! Qu’elle ne se fasse aucune illusion : elle ne fera pas exception.
Georges : - Mais si monsieur le maire a des soupçons.
Bernadette : - Ne vous inquiétez pas, je saurai le culpabiliser sur l’utilisation du Don Pérignon.
Georges : - Mais le Roundup coûte cher.
Bernadette : - Georges, n’exagérez pas, je ne surveille pas vos dépenses, il doit bien vous rester quelques petits billets. Puisque vous ne me rendez que les pièces... jaunes.
Georges : - Oh madame.
Bernadette : - Disons que le « Roundup » va clore ce chapitre de la monnaie.
Georges : - Mais demain est jour de réception. Et pour acheter du Roundup, il me faut me rendre dans une jardinerie où personne ne me connaît. Et si vous me remettiez immédiatement la somme, je pourrais y passer dans la matinée... et j’aurais moins d’état d’âme à faire ainsi de la peine à monsieur.
Bernadette : - Soit ! Pour que disparaisse ce gazon, je donnerais bien...
Elle sort de sa poche une liasse de billets.

Bernadette : - Il faut combien.
Georges : - Euh... tous frais compris...
Bernadette : - Comment ?... tous frais compris ?!
Georges : - Il faudra sûrement acheter un diluant car je suppose que vous souhaitez une action rapide, et aussi des gants spéciaux, car ce produit est dangereux, des gants ignignufugés (il cherche d’autres frais)... des lunettes de protection, un réservoir pour jeter le produit inutilisé, une pipette pour le transvaser, un désodorisant, car toute odeur pourrait inciter monsieur le maire à réclamer une... une autopsie, une clé de 17 pour régler la pression, une meuleuse...
Bernadette : - Les détails m’importent peu. C’est comme en politique, on ne retient que le résultat. Combien donc ?
Georges : - Au minimum cinq... pour ne pas risquer que je revienne les mains vides, six serait plus sûr. Quant au supplément, je le considérerai comme... un signe d’estime.
Bernadette : - D’estime, n’exagérez pas.
Georges : - Le mot m’a échappé. Que madame m’excuse.

Bernadette lui donne cinq billets. Georges attendant toujours, elle lui en donne finalement un sixième. Il sort. Elle s’aère avec la liasse de billets. Sourit. La remet dans sa poche et reprend sa coupe.
Claude entre alors qu’elle la porte à ses lèvres.

Claude : - Alors maman, tu te mets au noble breuvage !
Bernadette d’abord troublée puis reprenant sa posture : -
Ma fille... sache qu’il est important, en société, de pouvoir commenter. Je reniflais donc les arômes.
Claude fait un bisou à sa mère.
Claude : - Que se passe-t-il ? Papa a été appelé en urgence ?
Bernadette : - Nullement, ma chère fille. Que te fait-il penser ainsi ?
Claude : - Partir avec une bouteille où il ne manque qu’une coupe, ça ne lui ressemble pas.
Bernadette : - Sache que notre fidèle ami Jean-Pierre doit passer. Et je compte le recevoir dignement.
Claude : - Un conseiller régional !
Bernadette : - Président du conseil régional. Et sénateur. Sa positive attitude mériterait une plus vaste couverture. Et ma fille... nous ne savons pas ce que demain sera fait. Il nous faudra peut-être nous retrancher dans une région sauvage.
Claude : - N’exagère pas maman ! Dans tous les cas, nous aurons largement les moyens de vivre de nos rentes ici !
Bernadette : - Ma fille... un souverain ne peut devenir un simple citoyen. C’est le pouvoir ou l’exil !
Claude : - Mais je ne suis pas la fille de Napoléon !
Bernadette : - Ta remarque est déplacée.
Claude : - Bernard !
Entre Bernard avec une veste et une écharpe lui couvrant une partie du visage.
Claude éclate de rire : - Maman t’a donné ta journée pour aller au bal masqué !
Bernard : - Mademoiselle m’a demandé ?
Claude : - Une coupe, chevalier masqué ! Pour une fois que je peux boire un peu !
Bernard : - Bien mademoiselle.
Claude : - Je crois que toi tu me caches quelque chose (à sa mère : ) naturellement, je ne te demande pas quoi... j’ai retenu tes leçons sur la discrétion.
Bernard sort et revient quasi immédiatement avec une coupe. Il sert Claude.


Bernard (à Bernadette) : - Je peux disposer ou dois-je rester pour assurer le service ?
Bernadette : - Nous saurons nous débrouiller sans vous. Allez où le devoir vous appelle.
Bernard sort.

Bernadette : - Ma fille... je t’ai déjà dit de ne pas tutoyer les employés.
Claude : - Il me prenait sur ses genoux quand j’avais 10 ans !
Bernadette : - J’ai cru remarquer que tu n’avais plus le même âge ! Ce n’est pas parce que tout fout le camp qu’il faut oublier notre rang... D’ailleurs ton père souhaiterait que tu sois un peu plus matinale... puisque tu vas bientôt visiter la France profonde...
Claude vide sa coupe et s’en ressert une.

Bernadette : - Ta grand-mère n’aurait jamais toléré de moi un tel comportement.
Claude : - Mais le monde a changé maman ! Plus personne ne va acheter ses chaussettes rouge en Italie !
Bernadette : - Peut-être est-ce justement dans les apparences que nous avons failli. Le peuple a besoin d’être ébloui par notre grandeur.

Rideau


Acte 2

Livres cd A GAGNER :  créateurs à découvrir
De PLUS en PLUS PRATIQUE et RAPIDE :

Sur chansons.org... A GAGNER : 4 albums Terre de sons du groupe ART VIDA

ART VIDA est un groupe mélangeant astucieusement chansons méditerranéennes, jazz manouche ou « flamenco oriental », le groupe concile de façon textes poétiques et influences musicales multiples et prend, ainsi, une place originale dans la chanson française, loin de tout classement. A découvrir d'urgence.

Art Vida n'est pas seulement un groupe, c'est tout d'abord une compagnie qui travaille entre théâtre, textes, danse, cirque.. et musique. Le tout autour de la Méditerranée. Le groupe mélange l'Espagne, l'Orient, le jazz manouche ainsi que la chanson pour le plus grand plaisir des oreilles et du coeur.
Des textes écrits par Sébastien Laussel, portés par la voix profonde de Carole Cottel, les guitares résonnent, alchimie des mots et des sons pour un voyage coloré, Art Vida a la chance de posséder des musiciens expérimentés qui jouent avec dynamisme, justesse, toujours en prise parfaite avec le son réalisé.
Des titres invitent à la danse, d'autres sont un retour à la racine du son et de ce métissage musical comme le langoureux "Ailleurs", superposition de voix et échos d'Afrique du nord, où l'accordéon joue avec les guitares et les percussions.
Lex textes poétiques envoient de fortes images, comme l'adaptation des textes de deux grands poètes : Garcia Lorca et Pablo Neruda


Sur http://www.salondulivre.net : A GAGNER 3 exemplaires Douceur Florentine de Dominique Gianino(lauréate en 2005 du prix attribué par le site)
Après l'horrible drame qui s'est déroulé sous ses yeux, Isabelle se réfugie dans le vieux palais de l'île san Fratri, résidence du secret Autrichien et du flamboyant Vénitien qui se partagent sa protection car, si elle est quitte avec Venise, elle n'en est quitte ni avec le Milieu qu'elle a publiquement dénoncé ni avec le passé trouble de son époux. Refaisant peu à peu surface et voulant oublier les folies romaines qui ont bouleversé sa vie, elle s'investit pleinement dans la restauration du palais délabré des deux hommes entre lesquels elle ne peut choisir. Le Destin qui veille, les hasards de la vie et l'intervention de certains êtres dans le cours de son existence vont la contraindre à vivre des événements qui la dépasseront. Un séjour obligé à Vienne, où un sinistre, magnétique et fascinant Autrichien semble menacer le fil de sa vie, va remettre en question le peu de certitudes qui lui restait. Peut-on échapper à ce qui est écrit en utilisant son libre arbitre et celui-ci existe-t-il vraiment ?
Seuls, quelques ancêtres, guides et protecteurs, et quelques chats obstinés et avisés semblent avoir la réponse. Et quand ceux-ci décident de prendre en mains le destin des vivants et des humains, qui peut dire ce qui peut arriver ? Isabelle parviendra-t-elle enfin à atteindre la sérénité et à goûter la douceur florentine auxquelles elle aspire tant ?
226 pages - 18 EUROS
Le plus rapide : chez l'auteure : Dominique Gianino - 3 rue Paul Gauguin - 94000 Créteil.
Franco de Port pour la France

A GAGNER 3 exemplaires LE DJANIAT... LE JARDIN DE DIEU de Monique DECAMPS

une oeuvre humanitaire et un vibrant hommage à Ahmad Shah Massoud et au peuple afghan
La version anglaise : THE DJANIAT... THE GARDEN OF GOD sera édité par l'Association Trencavel en 2006.
Monia, membre de la SACD (Société des Auteurs et des Compositeurs Dramatiques) a également écrit une pièce de théâtre pour le village de Leuc :
LA LEGENDE D'ITAQUE (qui retrace sur 2 siècles l'histoire de ce village).
ET 3 pièces de théâtre médiévales pour le village de Pieusse dans le cadre des Estivales cathares :
- SUR LES TERRES DE MES PERES (2001)
- FARANDOLE (2002)
- ULTIME BALLADE (2002)


www.autoproduction.info : A Gagner 4 albums BARCELONE par LES FRERES DELABONE

Stéphane Ternoise : Théâtre de Ternoise et autres textes déterminés
3 exemplaires à Gagner Sur http://www.salondulivre.net
2005, 19 euros
Format 14,8 X 21 - 288 pages - ISBN : 2-9506158-9-9

 Actualité
a) Quand Nicolas Sarkozy claironne TOLERANCE ZERO, le président Chirac amnistie Guy Drut.
Une mesure d'amnistie individuelle...
L'ancien champion olympique avait été condamné en octobre 2005 à 15 mois de prison avec sursis dans l'affaire des marchés publics de la région Ile-de-France... la plus grande affaire de financement illicite des partis politiques.
Naturellement c’est légal : en application de la loi de 2002 qui le prévoit pour les personnes ayant rendu des services à la Nation, notamment dans le domaine sportif.
Guy Drut, député UMP et ancien ministre des Sports...
Noël Mamère, député Verts de Gironde, résumait au micro de France Inter : Monsieur Le Pen peut être tranquille, Monsieur Chirac travaille pour lui
Vincent Peillon, député européen socialiste sur LCI : C'est extrêmement choquant ce pouvoir discrétionnaire. On a d'ailleurs le sentiment que quand Jacques Chirac exerce un pouvoir, c'est toujours à mauvais escient et nos concitoyens doivent se dire : qu'est-ce que c'est que cette justice à deux vitesses.

b) Le Parti socialiste a perdu une nouvelle occasion de mettre en conformité ses actes avec ses valeurs éthiques : après quatre heures de délibérations, Georges Frêche est suspendu par la direction... pour deux ans des instances nationales du parti!
Une minorité seulement souhaitait son exclusion. Mais Georges Frêche est toujours président de la région Languedoc-Roussillon et contrôle une fédération essentielle dans l’optique de la désignation du candidat socialiste à l’Elysée...

Frêche avait traité un membre d’une association harkie de sous-homme, expression jugée inadmissible même par Laurent Fabius, Henri Emmanuelli, Jean-Marc Ayrault (le président du groupe à l’Assemblée nationale), Manuel Valls, Arnaud Montebourg...
Des proches de Laurent Fabius osent, quand même, accuser François Hollande de faiblesse à l’égard de ce G.F... en échange de son soutien.

c) Après le Contrat Premier Embauche, les médias se délectent d’un nouveau dossier: l’Affaire Clearstream.
Retour aux rumeurs !
Quelques politiques, dont Nicolas Sarkozy, se sont retrouvés sur des listings, naturellement faux, de comptes bancaires dans la banque Clearstream où de nombreux comptes seraient du blanchiment d’argent.
Plutôt que de s’occuper du blanchiment d’argent, le véritable scandale, c’est les déclarations de quelques pantins, ou leurs notes obtenues dans des conditions sûrement surprenantes, qui font la UNE.
Ainsi notre ministre de l'Intérieur candidat Nicolas Sarkozy peut se présenter victime, héros et proclamer quand il décide de rester au gouvernement :

Je n'ai nullement l'intention de créer les conditions d'une crise politique qui ne profiterait qu'à la gauche et qu'aux extrêmes. Je continue donc mon travail au gouvernement au service de la sécurité des Français
Pour bien comprendre la santé de la France, il faut surtout retenir qu’il souhaite que la République française aille jusqu'au bout et soit débarrassée des officines, des comploteurs, des malhonnêtes, des falsificateurs.
Vaste programme !

Une partie de la France a cru, espéré une french affaire Nixon... certes, si l’état fournissait le détail de l’attribution des commissions de la vente de frégates à Taiwan... Lionel Jospin avait refusé...

d) Les magistrats de la cour d'appel de Versailles confirment une décision de première instance rendue en mars 2005 par le tribunal de Nanterre: Milka.fr appartient définitivement à la multinationale américaine Kraft Foods, propriétaire de la marque de chocolat Milka.
La couturière Milka Budimir perd définitivement le droit d'utiliser, pour la promotion de ses boutiques de couture, le nom de domaine Milka.fr.

Milka Budimir exploitait le site Milka.fr depuis 2001. Kraft Foods, avant de porter plainte, lui avait proposé une solution amiable, naturellement refusée.
En juin 2006, lesmarquesattaquent.info sera revu : les affaires milka.fr et paruvendu.net seront disséquées

e) Wanadoo disparaît le 1er juin 2006.
Wanadoo... la marque phare de services Internet de notre opérateur historique, pour laquelle il a investi des sommes astronomiques, va s'effacer, au profit d'Orange.
Dès le 1er juin, accès internet, télévision, téléphonie par ADSL, hébergement : Orange.
Mais aussi les marques pour les entreprises (Wanadoo Pro, Equant, Oleane...) : Orange Business.

France Télécom reste néanmoins le nom du groupe, la marque des services de téléphonie traditionnelle.

Un e-mail aux abonnés, mi mai : rien de plus pour ce séisme des habitudes !
La presse qui a demandé des explications s'est vue priée de revenir plus tard !

Quelques précisions pour rassurer : les adresses e-mails en @wanadoo.fr resteront valables.

La marque Orange étant reconnue à l'étranger : nouveau virage de préférence du marché mondial au détriment du socle historique ?

f) Le Lauréat du 32ème Prix du Livre Inter est Jean-Baptiste Harang (un ponte du cahier livres de Libération) avec La chambre de la Stella (chez Grasset)
Dans le téléphone sonne, d'Alain Bédouet, il explique : tous les livres qu’ils m’ont publié jusqu’ici ils l’ont fait à perte.
Je me souviens d’un livre de Jack-Alain Léger, une forme d’autobiographie, Ma vie (titre provisoire) où il constatait : Publication de livres que l’éditeur juge médiocres ou invendables mais qu’il surpaie à des auteurs disposant d’un pouvoir quelconque dans les médias

g) Patrick Le Hyaric, le directeur de l’Humanité, continue d’essayer de faire croire que sa survie est essentielle à la démocratie. Et les médias concurrents n’osent pas lui mettre le nez dans son passé, à cet héritier des pantins aux ordres de Moscou en quête d’une dictature du prolétariat. Il n’hésite même pas à réclamer le soutien financier de l’état ! (eh oui, c’était mieux quand le grand parti frère irriguait...)
Nous interpellons les pouvoirs publics. Pourquoi ne prennent-ils aucune initiative nouvelle pour garantir véritablement le pluralisme de la presse par l’augmentation de l’aide aux quotidiens à faibles ressources publicitaires ? Pourquoi ne favorisent-ils pas ceux qui aident les journaux par des souscriptions, en leur octroyant des déductions fiscales ?


Réactions au précédent webzine... :

réactions au webzine, au sujet de la pièce de théâtre :
Dîner, nuit et petit-déjeuner d'écrivains régionaux

J'ai beaucoup aimé cette pièce.....est-elle basée sur des faits réels ?
si oui, comment avez-vous appris ce qui s'est dit avant votre arrivée ?
Si non, vous semblez bien connaître vos amis...
Pourquoi cette pièce n’est pas jouée alors qu’elle présente un intérêt nettement supérieur à de nombreuses pièces actuellement à l’affiche ?
On retrouve dans tout ce petit monde les qualités et les défauts de chacun d'entre nous....une belle étude de caractères...
Vous devriez la faire jouer dans les petits théâtres, vous savez ? ceux qui sont subventionnés !


L’art commence où la réalité s’arrête... Ce ne fut pas ainsi mais ç’aurait pu l’être... J’allais dans les salons du livre avec le même état d’esprit que dans les festivals de musique : trouver le bon angle et observer...

Connaissant un peu la situation du théâtre en France, je laisse le temps au temps, créant quelques sites où présenter les textes. Vivant dans un désert culturel (le Quercy, asséché par le clientélisme cher au PRG), je pense néanmoins possible la présence de quelques exceptions (naturellement isolées), donc la création d’une troupe est... possible...

Le théâtre deviendra vraiment populaire grâce au net ?
http://www.theatrepopulaire.com est d’ailleurs le dernier né !

A noter pour le contexte théâtre :
dimanche 21 mai sur France-Inter, 18 heures 11 : LIBRE COURT.
Invité : Georges Lavaudant, auteur, metteur en scène, acteur. Et directeur de théâtre, à la tête du Théâtre de l'Odéon (le Théâtre de l'Europe)
C'est un milieu dur. C'est un milieu méchant, c'est pas généreux du tout.
Le milieu du théâtre est épouvantable, de cruauté

Simplement comme d’autres !

A noter que du 11 au 18 juin 2006, les Ateliers Berthier, seconde salle du Théâtre de l'Odéon,
organisent un festival de jeunes acteurs et de jeunes compagnies.


LA PAGE http://www.lewebzinegratuit.com/actu/
les réactions des abonnés... les réponses de Stéphane Ternoise... vous connaissez la suite... pages délaissées !...

OBSERVATOIRE INTERNET et réseau ternoise.net


- www.autoproduction.info 1235 sites - 21 EME CLASSEMENT :
1) JeanBleu Mammouth punk - Avec le Rock'N'Roll comme ligne de mire, le mammouth JeanBleu, guidé par les quatre mousquetons, court inexorablement depuis bientôt deux ans sur les chemins de l'energie débile et simple, vers des horizons frais et foudroyants. Ce serait dommage de ne pas chevaucher ce drôle de mammouth jusqu'au bout de l'aventure!!! 2)blog sur l'autoproduction
Autoproduction : mode d'emploi-Ce blog vous guidera pas à pas vers l'élaboration d'un album de qualité, et vous aidera à réussir votre autoproduction.-

3) John Barleycorn Mais les indiens...
site officiel avec deux titres en écoute.
influences : Bashung, Wyatt, Gainsbourg... Découvrez les 2 concepts albums : le détroit de suzy blue et entrechocs.


Le classement chansons.org - dépasse désormais les mille sites : 1046 SITES - 18 EME classement toujours effet de la nouvelle gestion :

1) Silène
Son univers musical, ses chansons pleines de doutes et d'espoirs, de larmes et de joies. Une sensibilité à fleur de peau.

2) N.GHIS.MELODY
Je propose des textes de chansons à mettre en musique.
je cherche donc des compositeurs pour paretenariat si affinités artistiques, et des interprètes.

3) Christophe Lardeau
Site du guitariste Christophe Lardeau, bio, actu, etc Une page est consacrée à la pédagogie, méthode pour Accords, relevés de Chorus, Techniques d'impro, travail des Gammes ...
Forum pour continuer ensemble sur les sujets du site



Quelques RENCONTRES sentimentales VRAIMENT GRATUITES par l'auteur d'un essai finalement peu lu (Stendhal avait connu la même réponse du lectorat)...

Pourquoi orienter vers une page VOYANCE GRATUITE ?
La réponse est évidente face au contenu du webzine : qui est imprégné de Sénèque, Epicure, Bouddha and coe évite les poisons du passé et du futur...
Cette page participe au financement... Vous pouvez aussi tester pour mieux comprendre le fonctionnement de ce monde où ces sites sont parmi les plus sollicités...


 Chanson d actualité...
La croissance est indispensable ! Les candidats à l'élection presidentielle 2007 sont unanimes. Et pourtant !

La décroissance

Même dans un verre géant
Quand l’eau tombe goutte à goutte
Elle va déborder ça aucun doute
C’est juste une question de temps

Croissance illimitée
Dans un monde limité
On a beau éviter d’y penser
On sait qu’ça va déborder

La décroissance
C’est la dernière chance
Mais la décroissance
Ça plaît pas ici-bas
Confort à outrance
Ça plaît pas aux électeurs
Donc c’est tous en choeur :
« vive la croissance »
« viva la croissance »

C’est au nom d’un peu d’joie
Qu’on grille not’capital
C’est d’la bêtise caricaturale
Pauvre planète aux abois

Deux mille chaînes de télé
Mais plus d’air respirable
Pour trouver de l’eau buvable
Faudra en décongeler

La décroissance
C’est la dernière chance
Mais la décroissance
Ça plaît pas ici-bas...



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numéro 27 février 2007
une interview de PIERO LA lauréate en 2007 du premier prix CHANSON de l'année

le même jour était récompensée Emmanuelle Urien, (premier prix littéraire 2007)



Le 64eme numéro, le 27 avril 2006
édito politique : Même l'indécence peut se prétendre éthique

63eme numéro du 27 mars 2006... avec interview de Nathalie Herranz, écrivain Conseil
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